Le conflit de travail se poursuit à Mont-Tremblant - Rejet de l'offre patronale à 61 %
Le 23 décembre 2005 - 19:09
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Le conflit de travail se poursuit à la station Mont-Tremblant.
En assemblée générale, les employé-es, membres d'un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont rejeté à l'occasion d'un vote à scrutin secret, cet après-midi, dans une proportion de 61 % la dernière proposition globale de leur employeur en vue du renouvellement de leur convention collective.
Les représentants du syndicat ont informé le conciliateur du ministère du Travail du Québec des résultats de
l'assemblée et sont disposés à reprendre les pourparlers aussitôt qu'il les
convoquera.
"Ce qu'il est important de comprendre, c'est que nos demandes ne sont pas
uniquement salariales. Les travailleuses et les travailleurs disent clairement
à l'employeur qu'il en manque dans sa proposition pour qu'elle soit une
convention collective satisfaisante. Les employé-és veulent partir avec de
meilleures conditions de retraite que celles des régimes de retraite publics.
Ils souhaitent aussi améliorer d'autres conditions de travail, bonifier leurs
avantages sociaux et protéger leur emploi contre le recours à la sous-
traitance. Ces revendications sont les nôtres, l'employeur doit en prendre
bonne note.", a commenté Benoit Filion, président du syndicat.
Participant à la réunion, le président de la Fédération du commerce de la
CSN, Jean Lortie, s'est déclaré satisfait de ce résultat.
"Malgré toutes les pressions exercées par l'employeur sur les syndiqué-es, son ingérence, sa campagne tentant de discréditer la CSN et ses attaques à l'intelligence des travailleuses et des travailleurs, ainsi que l'appui de la Chambre de commerce locale à sa cause, c'est tout de même deux tiers des membres qui ont dit non à sa récente offre globale", a-t-il dit.
La direction de la station Mont-Tremblant avait proposé un contrat de
travail d'une durée de cinq ans comprenant des hausses de salaire totalisant 16 %, se terminant le 31 octobre 2010 et assortie de nombreux reculs.
"C'est bien beau le salaire, mais si dans quelques années nous n'avons
plus d'emploi à cause de la sous-traitance, nous ne sommes pas plus avancés" a conclu Benoit Filion.
En plus de leurs demandes visant à améliorer leurs conditions de travail
et de vie, les syndiqué-es revendiquent une convention de trois ans et des
hausses de salaire totalisant 11 %.

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