La levée des barrières réglementaires entre le Canada et les États-Unis, dans le secteur des valeurs mobilières, susciterait des intérêts, a affirmé jeudi le patron de la Bourse de Toronto.
Selon Richard Nesbitt, chef de la direction du Groupe TSX, la direction de la Securities Exchange Commission, aux États-Unis, a indiqué, le mois dernier, qu'elle encourage l'idée d'étudier un modèle de libre-échange dans le commerce des valeurs mobilières.
Idéalement, a expliqué M. Nesbitt lors d'une rencontre avec des analystes, les bourses des E.-U. pourraient transiger au Canada en se conformant aux lois américaines, et celles du Canada en faire autant aux États-Unis en demeurant dans le cadre réglementaire canadien.
Globalement, a poursuivi ce patron de Bay Street, les marchés en croissance "doivent pouvoir accommoder les différences nationales et continentales, par le principe de reconnaissance mutuelle de cadres réglementaires différents".
D'après lui, la Bourse de Toronto est "idéalement située pour en profiter", si les barrières réglementaires devaient tomber. "L'ensemble du marché bénéficiera de coûts moins élevés et d'une efficacité accrue des transactions transfrontalières", a-t-il dit.

© La Presse Canadienne, 2012