Les revenus mondiaux générés par le jeu devraient atteindre 144 milliards de dollars (107,25 milliards d'euros), après avoir enregistré une croissance annuelle moyenne de 7,2%, selon les prévisions de la firme PricewaterhouseCoopers dévoilées jeudi.
En 2006, ils se sont élevés à 101,6 milliards de dollars (75,67 milliards d'euros) grâce à l'ouverture de nouveaux casinos et à la rénovation des anciens partout dans le monde, souligne l'étude.
Les États-Unis devraient tirer largement profit de cette manne, puisque que leur industrie du jeu générera 79,6 milliards de dollars (59,28 milliards d'euros) en 2011, soit une augmentation annuelle de 6,7%. C'est toutefois la région Asie-Pacifique qui remportera la mise avec une croissance annuelle de 15,7%, pour des revenus estimés à 30,3 milliards de dollars (22,57 milliards d'euros). Elle deviendra ainsi le deuxième plus gros marché mondial du jeu.
La région englobant l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique connaîtra une croissance annuelle plus modérée de 1,9%, portant ses revenus à 27,8 milliards de dollars (20,7 milliards d'euros). Le Canada verra pour sa part son marché du jeu passer de 4 à 5,9 milliards de dollars (4,39 milliards d'euros).
Une nouvelle législation interdisant le transfert de fonds entre les sites de jeu en ligne basés au Royaume-Uni et les citoyens américains risque de nuire au marché anglais, alors que l'Europe entière subira le contrecoup des mesures limitant le pari sportif, précise encore le rapport de PricewaterhouseCoopers.