A la suite d'une assemblée houleuse du groupe Uniprix, où il a été permis d'apprendre que le groupe avait reçu des offres d'achat de Pharmaprix et de Jean Coutu l'année dernière, le président du conseil d'administration, Normand Bonin, a survécu à une motion de destitution, mercredi.
Selon ce que le réseau Argent (TVA) a appris, Pharmaprix aurait déposé l'an dernier une offre formelle pour acquérir Uniprix, mais celle-ci a été refusée. Jean Coutu aurait aussi fait une approche.
Incapables de mettre la main sur l'ensemble du réseau de pharmacies _ Uniprix compte quelque 200 pharmaciens propriétaires _, les gros joueurs tenteraient maintenant des approches individuelles auprès de certaines pharmacies.
La vive concurrence qui règne dans le secteur et certaines décisions stratégiques de la direction semblent être à l'origine de la demande de destitution de mercredi. La direction des communications d'Uniprix n'a pas voulu commenter sur le résultat de la motion de destitution, mais il appert que le président du conseil a recueilli 61 pour cent des suffrages en sa faveur.
L'assemblée a été décrite comme ayant été "virile et franche" par des pharmaciens qui y ont assistée, certains ajoutant que "les couteaux volaient bas et qu'il y avait des insultes personnelles".
Lors de cette assemblée, la haute direction d'Uniprix a également présenté un nouveau plan stratégique à ses pharmaciens, qui vise à renforcer le groupe. Le plan nécessitait des amendements aux contrats avec certains pharmaciens propriétaires et a fait l'objet d'un vote.
Dans un communiqué émis en fin de journée, Pharmaprix indique que "le modèle d'affaire de type franchiseur-franchisé, qui a fait le succès des pharmaciens actionnaires de Uniprix depuis 30 ans, a été conservé, et tel que prévu, des modifications y ont été apportées afin de le moderniser et rendre Uniprix encore plus solide pour affronter les défis à venir".

© La Presse Canadienne, 2009