Les entreprises canadiennes sont optimistes à propos de l'économie et de leurs perspectives d'avenir, mais elles ne sont plus aussi enthousiastes qu'il y a quelques mois, a constaté la Banque du Canada dans une étude estivale.
L'institution affirme que les attentes concernant la croissance future des ventes n'ont à peu près pas bougé depuis la dernière enquête d'avril. Mais les intentions des sociétés canadiennes en matière d'embauche et d'investissement ont reculé par rapport aux très hauts niveaux où elles se situaient au printemps, bien qu'elles demeurent fermes, a indiqué la banque centrale vendredi.
Les entreprises ont aussi exprimé des craintes quant à leur capacité à disposer des moyens nécessaires pour répondre à la demande. Elles redoutent une hausse de l'inflation.
L'étude, effectuée auprès d'environ 100 sociétés du 9 mai au 8 juin, continue de présenter un portrait positif mais elle laisse entrevoir certains nuages à l'horizon.
En ce sens, l'enquête rapporte que les intentions d'embauche sont inférieures aux niveaux où elles se situaient lors des trimestres précédents. Les entreprises prévoient aussi qu'elles investiront moins dans l'équipement et la machinerie.
Selon l'étude, les répondants ont moins de difficulté à trouver des employés.
La rareté de la main-d'oeuvre demeure tout de même l'un des principaux problèmes dans l'Ouest du pays, plus particulièrement dans la construction et dans le secteur primaire et dans celui du commerce.
"Les intentions d'embauche sont inférieures aux niveaux où elles se situaient lors des trimestres précédents, a indiqué la Banque du Canada dans son rapport. Le recul observé depuis la dernière enquête est attribuable en partie aux manufacturiers, ainsi qu'aux entreprises de l'Ouest du Canada qui se ressentent du tassement de l'activité dans le secteur du forage gazier."
Les entreprises canadiennes prévoient que les prix des éléments entrant dans leur production augmenteront en suivant la même progression que l'an dernier, et que les cours plus élevés de l'énergie continueront d'être contrebalancés par une diminution de ceux des métaux et des produits de base.
Elles s'attendent cependant à une hausse de l'inflation.
La plupart des répondants ont estimé que le taux d'accroissement des prix sera de 2 pour cent ou plus au cours des deux prochaines années.

© La Presse Canadienne, 2009