Face à la vague actuelle de fusions-acquisitions, la firme conseil québécoise Secor et le Conference Board lancent un projet de recherche afin de vérifier si le Canada est en train d'être dépouillé de ses entreprises emblématiques ("hollowing out").
L'étude se met en branle alors que deux de ces sociétés, Bell Canada et Alcan, sont sur le point de changer de mains. Lorsque les transactions auront été approuvées, Bell sera détenue à 41 pour cent par des intérêts américains (les firmes d'investissement privé Providence et Madison Dearborn), tandis qu'Alcan deviendra une filiale du géant australo-britannique Rio Tinto.
Secor et le Conference Board compareront les fusions-acquisitions qui visent des entreprises canadiennes et celles, initiées par des compagnies d'ici, qui touchent des sociétés étrangères. Le Conference Board s'intéressera plus particulièrement aux conséquences de ces transactions sur les sièges sociaux canadiens, les firmes de services professionnels (dont les clients sont pour la plupart des grandes entreprises), les marchés financiers et la société en général.
Enfin, le projet de recherche étudiera le système d'examen des transactions au Canada et dans d'autres pays, les taxes sur le capital et la réglementation des valeurs mobilières.
Le Conseil canadien des chefs d'entreprise (CCCE) collaborera avec Secor et le Conference Board en partageant ses propres études sur le sujet, qui s'appuient sur l'expérience personnelle des dirigeants.
Secor, le Conference Board et le CCCE mèneront chacun leurs études, dont les résultats seront publiés séparément. Le fruit de ces recherches sera dévoilé lors d'un forum des leaders des secteurs public et privé qui se tiendra à la fin 2007 ou au début 2008.

© La Presse Canadienne, 2009