D'ici la fin de l'année, les entreprises canadiennes pourront s'échanger des crédits de pollution atmosphérique à la Bourse de Montréal.
Le cadre réglementaire proposé par le gouvernement fédéral sur les émissions atmosphériques respecte les conditions minimales pour permettre le lancement d'un contrat à terme lié aux émissions de carbone, a déclaré mercredi le président et chef de la direction de l'institution montréalaise, Luc Bertrand, dans un communiqué.
Ce premier contrat à terme marquera les débuts du Marché climatique de Montréal (MCeX), une coentreprise de la Bourse de Montréal et de la Chicago Climate Exchange.
Au cours des derniers mois, les dirigeants de la Bourse ont rencontré des représentants des grands émetteurs industriels et du ministère fédéral de l'Environnement, qui établit les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre à atteindre par secteur industriel.
La Bourse estime que le futur contrat à terme du MCeX permettra de fixer le prix d'une tonne de carbone au Canada.
Le MCeX devra toutefois faire pression sur le gouvernement de Stephen Harper afin que ce dernier l'autorise à mettre en place un registre national permettant de consigner la qualité des crédits de carbone issus de réductions d'émissions.
Résultats
La Bourse de Montréal a par ailleurs dévoilé mercredi ses résultats du deuxième trimestre, après la fermeture des marchés.
L'institution a déclaré des profits nets de 6,9 millions $, en hausse de 7 pour cent par rapport à la même période de l'année dernière. La marge bénéficiaire est passée de 36 à 40 pour cent.
Les revenus de la Bourse ont atteint 21,4 millions $, en hausse de 3 pour cent.
L'entreprise a annoncé le versement d'un dividende spécial de 35 cents par action, payable le 16 août aux actionnaires inscrits le 3 août.
Mercredi, le titre de la Bourse de Montréal a clôturé à 37,10 $, en baisse de 20 cents.

© La Presse Canadienne, 2012