Un avocat cherche à instituer une poursuite en recours collectif contre les fabricants d'Avandia, un médicament populaire employé dans le traitement du diabète de type 2.
Tony Merchant a déposé lundi des demandes d'instance en Ontario et en Saskatchewan, dans lesquelles il allègue que GlaxoSmithKline aurait dû faire plus d'efforts pour prévenir les consommateurs des dangers du médicament.
Des requêtes semblables seront déposées dans d'autres provinces plus tard cette semaine, a-t-il fait savoir.
En entrevue, M. Merchant a soutenu que les plaignants ont subi des crises cardiaques ou une perte de vision, et dans certains cas, sont morts. Tout médicament a certains effets positifs ou négatifs, a-t-il dit _ la question est de savoir si les gens ont été suffisamment prévenus.
Les conseillers du gouvernement américain en matière de médicaments lui ont fait une recommandation non contraignante, lundi, stipulant que les indices d'un risque accru de crise cardiaque pour les utilisateurs d'Avandia ne justifient pas son retrait du marché. Mais les experts ont dit que l'étiquette de mise en garde du produit devrait être mise à jour, et que d'autres études devraient être effectuées.
Se basant sur sa propre analyse des études d'Avandia, aussi appelé rosiglitazone, le manufacturier soutient qu'il n'y a aucune augmentation du risque.
Le ministère fédéral de la Santé, qui a approuvé l'Avandia en 2000, mène aussi une analyse des études.
Le procureur général du Canada est également nommé comme défendeur dans la requête.
Plus tôt cette année, une femme a intenté sa propre poursuite au Manitoba contre les producteurs d'Avandia, alléguant avoir subi des lésions permanentes aux yeux.

© La Presse Canadienne, 2010