Assurant sa détermination à contrôler les coûts et l'efficacité de son exploitation, la forestière Tembec a annoncé jeudi qu'elle a subi une perte nette de 164 millions $ (1,91 $ par action) au cours de son troisième trimestre terminé le 30 juin dernier, comparativement à une perte nette de 6 millions $ (0,08 $ par action) au trimestre correspondant terminé le 24 juin 2006.
Cette importante variation est survenue alors que les revenus de la compagnie ont baissé. Le chiffre d'affaires consolidé de Tembec, au troisième trimestre de 2007, a été de 783 millions $, par rapport aux 862 millions $ enregistrés à la même période de l'an dernier. Les principaux secteurs d'activité de Tembec, soit les produits forestiers, les pâtes et les papiers, ont vu leurs bénéfices et leurs revenus baisser au troisième trimestre de l'exercice en cours comparativement au troisième trimestre de 2006.
En publiant ses résultats, Tembec a indiqué que, dans l'ensemble, ses résultats d'exploitation du trimestre de juin ont déçu ses attentes, soulignant que la rapide appréciation du dollar canadien et de l'euro par rapport à la devise américaine a eu des effets négatifs sur tous ses secteurs d'activité et que les prix du bois d'oeuvre se sont améliorés vers la fin du trimestre, mais seulement après avoir chuté à des niveaux historiquement bas.
Pour l'avenir, la compagnie a indiqué que la vigueur des marchés des pâtes devrait se maintenir, et des majorations de prix ont déjà été annoncées pour le trimestre de septembre, mais que les marchés du papier journal et du bois d'oeuvre demeureront difficiles, car les producteurs devront s'adapter à un contexte de demande relativement faible. "Pour sa part, la compagnie continue de miser sur les aspects qu'elle peut maîtriser, tels que les coûts et l'efficacité de l'exploitation, les deux éléments clés de son plan de redressement, assure Tembec.
"La direction fera également des efforts considérables pour élaborer et étudier des solutions stratégiques avec l'aide de ses conseillers financiers afin de diminuer l'endettement de sa structure du capital."

© La Presse Canadienne, 2008