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L'industrie forestière n'est pas sortie de la crise, reconnaît Jean Charest

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L'industrie forestière n'est pas sortie de la crise, reconnaît Jean Charest
L'industrie forestière québécoise n'est pas encore sortie de la crise, admet le premier ministre Jean Charest.

De passage au Saguenay, une région dont l'économie est fortement reliée au développement du secteur forestier, M. Charest a reconnu qu'on "est encore dans la crise".

Deux phénomènes n'ont pas aidé au rétablissement de la situation, croit le chef du gouvernement: la hausse du dollar canadien, qui a presque atteint la valeur de son voisin américain, et l'effondrement du marché américain de la construction. "On n'a pas de contrôle sur ces deux phénomènes", estime le premier ministre.

Il croit cependant que le marché américain de la construction est cyclique et qu'au moment de la reprise, le Québec pourrait en ressortir plus fort.

Le gouvernement a mis en place un programme d'aide à l'industrie forestière de 1,4 milliard $, a-t-il rappelé.

De plus, les droits imposés aux entreprises pour chaque mètre cube de bois coupé ont été réduits de 2 $ en juillet dernier, afin d'aider l'industrie.

Mais le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, qui accompagnait le premier ministre, soutient qu'il faudra à plus long terme une "restructuration de l'industrie forestière".

"On a réduit le coût de la fibre de bois, mais la demande de papier diminue", a soutenu le ministre Béchard.

Les deux ministres ont aussi été confrontés à deux autres dossiers régionaux majeurs: le parachèvement de l'autoroute 75 entre Québec et le Saguenay, et les prix élevés de l'essence.

L'autoroute ne serait pas prête dans le délai prévu fixé à 2009 et les travaux pourraient être prolongés jusqu'en 2012, selon des informations disponibles localement.

"On veut rester dans les échéanciers prévus", a réagi M. Charest, tout en convenant que ce chantier routier est un des plus gros de l'histoire du Québec. Le parachèvement de cette autoroute coûtera près de 700 millions $, financés à parts égales par les gouvernements de Québec et d'Ottawa.

Quant au prix de l'essence, le ministre Béchard a rappelé qu'une loi pourrait être soumise à l'Assemblée nationale dès cet automne, surtout si les compagnies pétrolières continuent de ne pas justifier les variations de prix du litre d'essence qu'elles imposent au consommateur.

"On n'a pas eu la collaboration escomptée", a reconnu le ministre Béchard.



© La Presse Canadienne, 2012


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