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| GW.Bush |
D'importants chefs d'entreprises américains presseront le président George W. Bush pour qu'il redouble ses efforts afin de faciliter le commerce entre le Canada et les Etats-Unis et qu'il offre certaines concessions au premier ministre Stephen Harper.
Certains estiment que le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité signé en 2005 a besoin d'être grandement amélioré s'il ne doit pas mourir avec la fin de la présidence de M. Bush.
C'est ce même partenariat qui est dénoncé comme étant trop secret et trop élitiste par des militants à la veille du Sommet des leaders nord-américains qui réunira MM. Bush et Harper et le président mexicain Felipe Calderon lundi et mardi à Montebello.
L'ancien ambassadeur américain au Mexique, James Jones, déplore le fait que les Américains ont perdu confiance en leur pays et se sentent menacé par la mondialisation.
Il croit que M. Bush, le premier ministre Stephen Harper et le président mexicain Felipe Calderon doivent prendre un risque en investissant beaucoup d'argent dans des programmes d'infrastructure et dans des programmes de développement au Mexique où la moitié de la population ne vit pas mieux depuis la signature de l'Accord de libre-échange des Amériques.
Les chefs d'entreprises se contenteraient de moins.
ils souhaitent que le président Bush renverse une décision du département de la sécurité intérieure qui mis un terme à trois ans de discussions afin de placer un poste frontalier américain du côté canadien du Peace Bridge qui relie l'Ontario à l'Etat de New York, afin d'améliorer la fluidité de la circulation entre les deux pays.
Des projets similaires devaient être menés à d'autres postes frontaliers.
Le département d'Etat américain aimerait aussi voir le président renverser cette décision.
Les nouveaux frais imposés par les Etats-Unis aux exportateurs canadiens afin de payer la hausse des inspections sur les produits alimentaires agacent également les dirigeants d'entreprises.
Un dirigeant d'entreprise américains qui fait partie des 30 conseillers qui doivent rencontrer les trois chefs politiques mardi a indiqué que des progrès sur ces deux points et la promesse d'une nouvelle rencontre l'an prochain le satisferait.
Un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe, a soutenu qu'il n'y avait rien de mal avec le rythme auquel les efforts de coopérations progressaient.

© La Presse Canadienne, 2012