Raymond Bachand dirigera une nouvelle mission de gens d'affaires en Chine
Le 20 août 2007 - 17:13
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| Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand |
Le Québec poursuit ses efforts en vue de conquérir le marché chinois.
Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand, a présenté lundi à Montréal les détails d'une mission économique qu'il dirigera du 31 août au 9 septembre à Pékin et Dalian.
M. Bachand sera accompagné de 19 entreprises et organisations, dont les alumineries Alcan et Alouette, Bombardier aéronautique, Pratt & Whitney et CAE, Fruit et Passion ainsi que le Cirque du Soleil.
La première étape de la mission, à Pékin, en sera une de prospection du marché et de tissage de liens d'affaires.
La seconde, à Dalian, vise à participer à la réunion régionale du Forum économique mondial, où aura lieu la Première Rencontre annuelle des nouveaux champions. Dix des entreprises qui feront le voyage ont en effet été sélectionnées par le Forum économique mondial pour leur potentiel à devenir des leaders de l'économie mondiale. Ces entreprises ont répondu à certains critères de sélection, notamment avoir des ventes entre 100 millions $ US et 2 milliards $ US, un rythme de croissance d'au moins 15 pour cent au cours des deux dernières années et des visées internationales.
Le ministre Bachand signale que la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial international du Québec, après les États-Unis, et que les Chinois manifestent de l'intérêt à investir au Québec, notamment dans le secteur des mines en raison de leur appétit pour les ressources naturelles.
Par ailleurs, Raymond Bachand se dit nullement inquiet de voir des entreprises d'ici investir en Chine. Il fait valoir que les entreprises multisectorielles ont avantage à réduire les coûts de production de leurs activités à faible valeur ajoutée pour maintenir leur compétitivité, tout en maintenant les activités à forte valeur ajoutée dans des régions où la main d'oeuvre spécialisée est disponible.
Il ne s'inquiète pas outre mesure des conditions de travail des employés d'entreprises canadiennes installées en Chine, faisant valoir que celles-ci ont des standards éthiques élevés.
"La plupart des grandes entreprises canadiennes (...) n'acceptent pas d'investir avec des partenaires qui emploient des enfants, par exemple, où il y a des conditions (...) qui sont inacceptables, a dit M. Bachand. En général, quand elles l'apprennent, elles enlèvent le contrat au sous-traitant.
"Ces grandes entreprises sont celles qui poussent pour avoir des codes internationaux qui s'appliqueraient à tous leurs concurrents", a-t-il ajouté.

© La Presse Canadienne, 2012

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