L'inquiétude des marchés boursiers contraste avec la vigueur de l'économie
Le 20 août 2007 - 17:35
|

|
Copier/Coller le code suivant à l'endroit voulu
|
|
[Fermer]
|
|
Il y a une "crise de confiance envers le système financier" qui n'a rien à voir avec la réalité économique et qui devrait être calmée au plus tôt afin d'empêcher une contagion au-delà des marchés boursiers, a affirmé lundi un économiste de la Banque TD.
"Le contagion de l'économie dans son ensemble demeure improbable à l'heure actuelle", a écrit Richard Kelly, économiste principal de TD Economics, tout en identifiant plusieurs indicateurs à surveiller.
M. Kelly a affirmé que les récentes turbulences constituent la quatrième désorganisation du marché américain depuis 20 ans à avoir nécessité l'intervention de la Réserve fédérale américaine, qui a injecté des liquidités dans les marchés financiers. Mais il s'agit du premier événement du genre à révéler un écart important entre le niveau d'émotivité et le paysage économique sous-jacent.
Après les trois dernières interventions de la banque centrale américaine, pour calmer les investisseurs, les États-Unis ne sont pas entrés en récession, a-t-il dit.
"L'élément le plus surprenant dans ce plus récent tumulte c'est la quasi-absence de relation entre les données économiques fondamentales et la peur observée sur les marchés boursiers", a écrit M. Kelly.
"Malgré ce qu'on a traversé jusqu'ici, la stabilité économique n'est pas encore menacée, même si l'économie internationale continue de marcher sur des oeufs. Si un retour à la normale se produisait dès demain dans le secteur financier, la plupart des économies nationales, dans l'état où elles se trouvent aujourd'hui, sont toutes assez solides pour se ressaisir et continuer à fonctionner. Mais l'illiquidité prolongée peut faire ressentir ses effets jusque dans l'économie si elle dure trop longtemps."
Selon M. Kelly, il ne s'agit plus d'une crise du marché hypothécaire, de l'immobilier, de l'économie américaine ou même de l'économie mondiale. "C'est une crise de confiance envers le système financier. Même entre les institutions, la confiance est moindre."
L'expert prédit que le marché boursier demeurera instable, mais il a ajouté les pertes ont toujours été moins importantes chaque fois que les banques centrales injectaient de l'argent neuf.
Lors de la crise de 1987, les pertes s'étaient élevées à environ 20 pour cent aux États-Unis. En 1998 et en 2001, elles s'étaient respectivement limitées à 15 pour cent et à 10 pour cent.
Cette fois-ci, M. Kelly prédit que les pertes ne dépasseront pas 5 pour cent. "Les crises du crédit peuvent paraître catastrophiques, mais elles ont tendance à se régler toutes seules dans un temps assez court."
La nervosité qui a dominé les transactions et les investissements autour de la planète est contre-productive. "Le profit est le père de l'innovation sur les marchés financiers, mais la peur est la mère de la destruction", a écrit M. Kelly.
Les récents résultats du deuxième trimestre semblent confirmer la solidité des éléments fondamentaux de l'économie. Le 21 août, un rapport de BMO Marché des capitaux affirmait qu'en analysant les résultats des entreprises inscrites au S&P 500, on pouvait conclure qu'il n'y avait pas de crise de bénéfice.

© La Presse Canadienne, 2012

|



|
 |


En manchettes
Montréal
Québec
Canada
Monde
Showbizz
Sports
|
|
 |

|