L'entente conclue entre le gouvernement fédéral et la société vancouvéroise Larco Investments pour la cession-bail de neuf édifices fédéraux, dont deux à Montréal, est avantageuse pour les contribuables et les fonctionnaires, a assuré mardi le ministre des Travaux publics, Michael Fortier.
Le ministre répondait ainsi aux critiques formulées lundi par l'Alliance de la fonction publique, qui estime qu'Ottawa a "fait un cadeau de plus de 600 millions $" à Larco en vendant les immeubles au prix de 1,6 milliard $.
"Ce que j'espère des syndicats, c'est qu'ils tiennent compte de la qualité de l'environnement de travail de leurs membres", a lâché M. Fortier lors d'un point de presse tenu en marge d'une annonce sur l'habitation, à Montréal.
"Les employés travaillent dans un environnement qui est malsain parce que l'État ne s'est pas toujours bien occupé des immeubles, a-t-il ajouté. L'État n'est pas le mieux placé pour être un gestionnaire d'un portefeuille immobilier. Le secteur privé est beaucoup mieux placé. On va surveiller (Larco) de très près."
Ottawa a évalué à plus de 500 millions $ le coût des travaux à effectuer sur les neuf édifices cédés au cours des 25 prochaines années, soit la période pendant laquelle le gouvernement s'engage à louer les édifices à Larco. Le montant total du bail avec l'entreprise s'élève à 505 millions $ sur 25 ans.
"Juste là, il y a une économie très substantielle pour les payeurs de taxes", a martelé Michael Fortier.
L'entretien mineur des bâtiments reviendra à Ottawa, tandis que les travaux majeurs seront à la charge de Larco.
Le gouvernement a obtenu un avis de la Deutsche Bank qui confirmerait que le prix de vente est valable. Cela n'a pas empêché le Bloc québécois, mardi, de dénoncer la transaction.
"Le ministre Fortier fait fi des recommandations (des députés), qui ont réclamé en juin dernier un moratoire sur cette vente, jusqu'à ce qu'ils en sachent plus sur les tenants et aboutissants", a déploré la députée bloquiste Diane Bourgeois.
Même s'il se dit satisfait du prix obtenu pour les neuf immeubles, Michael Fortier n'a pas voulu dire s'il comptait mettre en vente d'autres édifices fédéraux sous peu, une possibilité qu'il n'a jamais écartée.