Les libéraux fédéraux veulent faire de l'économie leur cheval de bataille
Le 24 août 2007 - 17:49
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| Stéphane Dion |
Les libéraux fédéraux se réunissent la semaine prochaine à Terre-Neuve afin de préparer la prochaine session parlementaire, au cours de laquelle ils prévoient évidemment parler d'environnement et du conflit en Afghanistan, mais aussi de l'économie, dont le chef Stéphane Dion entend faire son cheval de bataille.
"Si on enlevait l'Alberta, on verrait que notre économie a encore une croissance, mais elle est ralentie par rapport à ce qu'elle a pu être. Il faut vraiment se pencher là-dessus", a-t-il souligné en entrevue à la Presse Canadienne.
À son avis, les conservateurs ont commis plusieurs erreurs dans le domaine de la finance et de l'industrie. Ils ont aussi négligé de s'attaquer à la productivité des entreprises canadiennes et cette négligence a coûté des milliers d'emplois au pays, entre autres dans le secteur manufacturier.
Des députés, dont le Torontois John Mackay, sont du même avis et jugent durement le premier ministre Stephen Harper et le ministre des Finances Jim Flaherty. "Je n'ai pas l'impression que ces gars-là savent ce qu'ils font", a-t-il confié.
À l'instar de M. Dion, M. Mackay croit que les turbulences actuelles sur les marchés financiers pourraient achever de miner la confiance des citoyens, déjà entamée par les modifications au régime fiscal des fiducies de revenu et par les coupes dans certains programmes.
En entrevue, le chef libéral a dit espérer que les électeurs se rappelleront alors des décisions prises par son parti, qui ont remis les finances publiques sur les rails, après des années de déficits budgétaires. "Je crois que l'économie canadienne est solide grâce à une décennie de bonne gouvernance des gouvernements libéraux", a-t-il fait valoir.
Elu en décembre 2006, Stéphane Dion s'apprête à vivre une deuxième session parlementaire à la barre du parti qu'il représente à la Chambre des communes depuis 1996. Au terme d'une tournée estivale qui l'a mené d'un océan à l'autre, il dit sentir son parti "extrêmement motivé" et uni.
Selon lui, les Canadiens commencent en effet à se rapprocher du PLC, qu'ils boudaient depuis le scandale des commandites. "Partout, je vois que la relation de confiance entre le peuple canadien et le Parti libéral du Canada se renforce et se rétablit là où elle avait été affaiblie", a-t-il confié.
Ce constat vaut aussi pour le Québec, où les libéraux ne comptent plus que dix sièges, dont neuf dans la région de Montréal. "On a rebâti beaucoup l'équipe, expliqué la vision, relancé les exécutifs de comtés, a insisté M. Dion. On sent de plus en plus que le message libéral passe."
Le chef soutient en outre que les activités de financement se déroulent de mieux en mieux. Malgré ces progrès, les libéraux ne souhaitent toutefois pas d'élection à court terme.
M. Dion dit clairement qu'il préférerait une reprise des travaux le 17 septembre à une prorogation des travaux, suivie d'un nouveau discours du Trône.
"Nous voulons garder ce gouvernement imputable, il y a beaucoup de travail qu'il faut faire. Nous craignons que par la prorogation (les conservateurs) se débarrassent du travail à faire", a-t-il expliqué.
Contrairement au Bloc québécois et au Nouveau Parti démocratique (NPD), les libéraux refusent d'énoncer leurs conditions pour appuyer un discours. "Le plan, c'est de le lire", a insisté M. Dion.

© La Presse Canadienne, 2012

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