Le temps des sacrifices est terminé pour les travailleurs d'Olymel, assure le président de l'entreprise, Réjean Nadeau.
Le géant québécois de la transformation de viandes n'envisage pas non plus d'autres fermetures d'abattoirs ou d'usines à court terme.
La situation de l'industrie porcine reste toutefois préoccupante et c'est ce que le président d'Olymel est venu dire, jeudi, à la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois.
Flanqué de son procureur et conseiller, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, M. Nadeau a relaté les obstacles auxquels est encore confrontée l'industrie porcine québécoise, bien que ses problèmes de coûts de main-d'oeuvre aient maintenant été réglés.
S'il n'envisage plus de demander des concessions monétaires à ses travailleurs et s'il n'envisage plus de fermer des usines à court terme, il n'en demande pas moins des modifications au système de mise en marché du porc, qu'il trouve trop rigide.
M. Nadeau a également demandé au gouvernement Charest de tenir dès cet automne des assises sur l'avenir de l'industrie porcine.

© La Presse Canadienne, 2012