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Vincent Lacroix questionne son ancien vice-président

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Au 25e jour de son procès, vendredi, Vincent Lacroix a eu du mal à expliquer au juge Claude Leblond de la Cour du Québec le but des questions qu'il posait au témoin Jean Hébert, un ancien de l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui était vice-président aux finances chez Norbourg au moment des perquisitions, en août 2005.

Pour une deuxième journée d'affilée, M. Hébert éprouvait un mal fou à se souvenir des courriels et lettres qu'il avait reçus et transmis dans le cadre de ses fonctions chez Norbourg.

En octobre 2004, il s'était d'abord vu confier le mandat de mettre de l'ordre dans les divers processus de contrôles internes et de voir à la conformité des fonds chez Norbourg. A cette époque, deux organismes de surveillance posaient des questions sur des irrégularités apparentes quant à la gestion des fonds communs et aux rapports faisant état des entrées et des sorties d'argent dans les fonds.

M. Hébert a dit vendredi avoir bien peu de souvenirs des discussions internes chez Norbourg entourant ces inspections.

Vincent Lacroix a eu beau présenter au témoin Hébert divers documents où son nom apparaissait, dans la plupart des cas il disait ne pas s'en rappeler.

A un certain moment, l'avocat de l'AMF, Eric Downs, a cru bon de soulever des doutes quant à la pertinence des questions posées par M. Lacroix. Le juge a évalué qu'elles étaient pertinentes, mais pas nécessairement déterminantes en regard des chefs d'accusation.

Pas moins de 51 chefs d'accusation ont été portés par l'AMF contre Vincent Lacroix pour des violations à la Loi sur les valeurs mobilières. Il lui est reproché notamment d'avoir fourni des informations fausses et trompeuses à l'AMF et d'avoir fait des manoeuvres pour influer sur le cours des valeurs à son profit.

Mercredi, alors qu'il était interrogé par Me Downs, Jean Hébert avait livré un témoignage dévastateur à l'endroit de Vincent Lacroix en disant avoir constaté, le 3 août 2005, que celui-ci s'était approprié de l'argent confié par des investisseurs pour l'achat de fonds communs.

© La Presse Canadienne, 2012


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