Les marchés boursiers nord-américains ont mollement commencé la semaine, lundi, alors que les investisseurs n'étaient pas d'humeur à se mettre en quête d'aubaines et se demandaient si la Réserve fédérale américaine allait réduire ses taux d'intérêt à la suite de la publication, la semaine dernière, de sombres données sur l'emploi.
L'indice composite S&P/TSX de la Bourse de Toronto a perdu 25,72 points, à 13 625,49, après avoir chuté de 144 points, vendredi, en raison de déclins enregistrés dans le secteur des mines. Les données sur l'emploi aux États-Unis ont aussi augmenté les craintes d'un fort ralentissement de l'économie américaine affectant à la baisse la demande de marchandises.
La Bourse de croissance TSX a clôturé en baisse de 28,70 points, à 2668,37, tandis que le dollar canadien clôturait en hausse de 0,18 cent US, à 95,01 cents US.
À Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles a enregistré un léger gain de 14,47 points et clôturé à 13 127,85. Il avait dégringolé de 250 points, vendredi, à la suite de l'annonce de la perte de 4000 emplois aux États-Unis, le mois dernier, les effets du ralentissement du secteur immobilier américain commençant à se faire sentir.
L'indice composite Nasdaq a glissé de 6,59 points, à 2559,11, alors que le S&P 500 a perdu 1,85 point, à 1451,70.
Les données dévoilées vendredi avaient persuadé de nombreux investisseurs que la banque centrale américaine allait réduire ses taux d'intérêt afin d'accroître la confiance au sein des marchés financiers et, avec un peu de chance, de faire en sorte que la crise qui secoue le secteur immobilier n'affecte pas davantage l'économie dans son ensemble.
Toutefois, les propos tenus lundi par des responsables de la Réserve fédérale ont laissé plané le doute.
Le président de la Fed à Atlanta, Dennis Lockhart, a affirmé que les investisseurs devaient tenir compte, en même que des données sur l'emploi, des statistiques pour la plupart solides récemment rendues publiques au sujet des ventes au détail.
La présidente de la banque centrale à San Francisco, Janet Yellen, a quant à elle indiqué que l'agitation observée sur les marchés pourrait faire mal à l'économie, mais que la politique de taux ne devait pas servir à protéger les investisseurs face aux pertes.