La société d'investissement Urbana a annoncé lundi qu'elle a haussé sa participation dans le Groupe TSX, qui exploite la Bourse de Toronto, ainsi que dans la Bourse de Montréal à approximativement 6 millions $ dans les deux cas.
Urbana est contrôlée à plus de 50 pour cent par Thomas Caldwell, le dirigeant de Caldwell Financial, partisan d'une fusion entre les deux bourses.
À la fin août, Urbana avait annoncé qu'elle avait acquis une première tranche d'actions de TSX pour une valeur de plus de 2 millions $, de même que 65 000 actions de la Bourse de Montréal (TSX:MXX), portant sa participation totale dans l'entreprise montréalaise spécialisée dans les produits financiers dérivés à 2,4 millions $.
Dans une note aux investisseurs datée du 9 septembre, l'analyste Stephen Boland, de Marchés mondiaux CIBC, a affirmé qu'une éventuelle fusion des deux bourses serait bénéfique pour les deux sociétés.
M. Boland affirme que des économies d'échelle de 21 millions $ pourraient être réalisées grâce au regroupement, même s'il estime que, pour des raisons politiques, les bureaux montréalais devraient être conservés, ce qui diminuerait les retombées financières.
Toutefois, une éventuelle entente de fusion devrait être conclue d'ici six mois afin de maximiser les avantages financiers, a dit l'analyste.
Par ailleurs, l'ex-patronne de la Bourse de Toronto, Barbara Stymiest, a affirmé lundi qu'elle était favorable à une fusion des deux bourses, a rapporté le Globe and Mail sur son site Internet.
"Ce serait probablement une meilleure solution pour le Canada que d'avoir une seule bourse", a dit Mme Stymiest, qui est maintenant chef de la l'exploitation de la Banque Royale du Canada. Mme Stymiest a fait cette déclaration lors d'une pause pendant une rencontre du Parti libéral du Canada, à Montréal, où elle prononçait une conférence.
À la Bourse de Toronto, lundi, le titre du Groupe TSX a perdu 22 cents, terminant à 44,78 $ alors que celui de la Bourse de Montréal a avancé de 89 cents, soit 2,6 pour cent, pour clôturer à 35,28 $.