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Déréglementation: les entreprises rivaliseront avec les mêmes moyens

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La déréglementation établira des règles de concurrence plus justes dans le secteur des télécommunications, ce qui permettra aux entreprises "d'attaquer sur tous les fronts", a déclaré mardi le chef de la direction du fonds de revenu Bell Aliant Communications régionales, Stephen Wetmore, lors d'une conférence organisée par BMO Marchés des capitaux.

M. Wetmore a affirmé que son entreprise, dont Bell Canada détient une participation de 40 pour cent, a perdu 35 à 37 pour cent de ses parts de marché à Halifax parce que ses concurrents ont proposé des tarifs moins élevés avant l'entrée en vigueur de la déréglementation.

Il a donné l'exemple du récent assouplissement des restrictions qui limitaient les contacts que les sociétés de télécommunications pouvaient établir avec leurs anciens clients.

Selon lui, la concurrence peut se faire à armes égales dans le marché d'Halifax. Sans déréglementation, a-t-il dit, il est impossible d'avoir du succès.

De son côté, le chef de la direction de Telus, Robert McFarlane, a affirmé que la déréglementation allait créer un marché plus rationnel.

Selon lui, si un concurrent tente de damer le pion d'une compagnie établie en proposant des tarifs plus bas, l'entreprise détenant le marché pourra réagir en ajustant à son tour ses prix à la baisse.

L'ex-ministre fédéral de l'Industrie, Maxime Bernier, maintenant aux Affaires étrangères, a été à l'origine de ces changements vers la déréglementation, affirmant que la concurrence permettra à la population de disposer de services moins chers et plus variés.

Promettant des tarifs moins élevés et des nouveaux services, les entreprises de télécommunications ont pu profiter d'une libéralisation du contrôle fédéral dans plus de 200 échanges téléphoniques au pays, à la suite d'une décision annoncée le mois dernier par la Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Ce changement a toutefois suscité la désapprobation du Centre pour la défense de l'intérêt public. John Lawford, conseiller juridique du regroupement, a affirmé que les clients les plus importants allaient réussir

à négocier des ententes plus avantageuses avec les entreprises de télécommunications, mais que le consommateur moyen allait faire les frais de ces concessio

© La Presse Canadienne, 2012


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