La Bourse de Toronto a tiré parti d'un bond du pétrole, mercredi, pendant que le huard a continué de profiter de la faiblesse du dollar américain. Soutenu surtout par le secteur de l'énergie, l'indice S&P/TSX a augmenté de 52,44 points à 13 756,72.
Aux États-Unis, l'espoir persiste de voir la Réserve fédérale, le 18 septembre, abaisser le taux d'intérêt directeur, mais cela n'est pas pour autant garanti; le marché craint aussi qu'une réduction de 0,25 pour cent ne suffise pas à redonner confiance. A Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 industrielles a chuté de 16,74 points à pour fermer à 13 291,65 et l'indice S&P 500 a grappillé 0,07 point à 1471,56.
Le dollar canadien a poursuivi son ascension en prenant 0,53 cent à 96,52 cents US, sa clôture la plus élevée depuis février 1977, alors que la baisse du taux directeur plombe.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a encore grimpé, de 1,68 $ au niveau record de 79,91 $ US le baril, après avoir franchi un moment la barre des 80 $ US pour la première fois, le département de l'Énergie ayant observé une diminution des réserves nationales de pétrole.
Les options sur l'essence et le mazout ont augmenté aussi, de même que celle sur le gaz naturel face à un possible ouragan dans le golfe du Mexique, d'où est extrait l'hydrocarbure. Ces facteurs négatifs ont eu plus de poids que la décision de l'OPEP, mardi, de hausser le volume total d'extraction.
L'Agence internationale de l'énergie, de Vienne, a par ailleurs jugé peu probable que la demande en carburants diminuera, aux E.-U. et dans d'autres pays dont l'économie prend de l'ampleur, en dépit des dégâts sur le marché américain du crédit.
Selon Jack Ablin, de Harris Private Bank, filiale de la Banque de Montréal, la cherté des ressources naturelles affecte durement les États-Unis, car celles-ci sont libellées en dollars US. D'ailleurs, la devise a reculé à nouveau, notamment face à l'euro qui gagnait 0,70 cent à un record de 1,3905 $ US; par contre, la livre anglaise a perdu un peu de terrain, soit 0,18 cent à 2,0307 $ US.
"La Réserve fédérale doit y porter attention, elle doit se garder autant de marge de manoeuvre qu'elle pourra pour prendre la décision qu'elle estime être la bonne, poursuit M. Ablin. Si le dollar devait continuer de tomber, cela pourrait limiter sa capacité de réagir à la situation économique."
À Bay Street, où l'indice de l'énergie s'est apprécié de 1,4 pour cent, UTS Energy a gagné 0,31 $ à 6,16 $ et Pétro-Canada a avancé 0,69 $ à 55,97 $. Husky Energy a crû de 0,57 $ à 40,66 $ le jour d'un accord avec la province de Terre-Neuve sur le gisement sous-marin White Rose.
Dans les titres de technologie, Research In Motion s'est adjugé 2,24 $ à 88,50 $ mais Cognos a fléchi de 0,32 $ à 43,54 $. L'action Bombardier a retraité de 0,14 $ à 6,26 $ le jour où elle a dû faire clouer au sol ses avions à hélice Q-400 les plus usagés.