La Bourse de Toronto a mis un terme à une série de quatre séances positives, lundi, en dépit de prix du pétrole records, et tandis que les investisseurs encaissaient de mauvaises nouvelles en provenance du secteur des fiducies de l'énergie.
Les marchés new-yorkais ont également concédé certains des gains effectués la semaine dernière, les investisseurs ayant préféré, avant d'agir, attendre que la Réserve fédérale américaine ait procédé à son annonce sur taux directeur, ce mardi.
L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a perdu 36,55 points, à 13 809,86. L'indice de référence avait progressé de près de 1,5 pour cent, la semaine dernière.
La Bourse de croissance TSX a clôturé en baisse de 6,25 points, à 2749,28, alors que de son côté, le dollar canadien continuait de tirer profit de solides données économiques, de prix des produits de base élevés et de la faiblesse du dollar américain, gagnant 0,24 cent US et terminant la journée à 97,28 cents US, son niveau de clôture le plus haut depuis février 1977.
À Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles a encaissé un recul de 39,1 points, à 13 403,42, les investisseurs croyant de plus en plus que la Fed va retrancher un quart de point de pourcentage à ses taux d'intérêt.
L'indice composite Nasdaq a quant à lui chuté de 20,52 points, à 2581,66, tandis que l'indice S&P 500 perdait 7,6 points et terminait la journée à 1476,65.
Les investisseurs espèrent que la banque centrale américaine va diminuer ses taux d'intérêt d'au moins un quart de point de pourcentage afin d'augmenter la confiance et, avec un peu de chance, empêcher que le ralentissement économique n'empire. Certains s'attendent même à ce que la Fed retranche jusqu'à un demi-point de pourcentage à ses taux.
Les marchés financiers mondiaux sont malmenés depuis le début du mois d'août, alors que la hausse des saisies immobilières et défauts de paiement hypothécaires à risque, aux États-Unis, a donné lieu à une crise sur le marché du crédit, où les conditions de prêt se sont considérablement resserrées.
Néanmoins, certains analystes estiment que la Fed ferait une erreur en réduisant ses taux parce qu'elle lancerait le mauvais message et qu'elle ne parviendrait vraisemblablement pas à débloquer la situation dans le secteur du crédit.