La firme de notation de crédit DBRS espère pouvoir rencontrer les nouveaux propriétaires de BCE (TSX:BCE) au cours des prochaines semaines avant de décider si elle abaisse la cote de la dette non garantie de la société de télécommunications au rang d'obligation de pacotille.
DBRS a entamé une révision du statut de la dette de BCE et celle de sa filiale Bell Canada à la suite de la conclusion de l'entente sur la vente de la plus importante société canadienne de télécommunications à un consortium dirigé par le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario.
Vendredi dernier, les actionnaires de BCE ont massivement voté en faveur de la transaction. Ceux-ci recevront 42,75 $ par action lors de la clôture de l'accord l'an prochain.
Le directeur général de DBRS, Paul Holman, a indiqué mercredi aux analystes qu'il s'attend à ce que la dette non garantie soit décotée au niveau de BB. Cependant, la dette garantie pourrait se retrouver quelques échelons plus haut avec une cote d'évaluation d'investissements.
Plus tôt cette semaine, Standard & Poor's a réduit sa cote de crédit pour BCE et Bell Canada pour les affubler du statut d'obligation de pacotille, invoquant l'approbation de l'entente de 52 milliards $ par les actionnaires.

© La Presse Canadienne, 2009