Le premier ministre fédéral Stephen Harper a annoncé mercredi que le gouvernement allait corriger un "oubli" et resserrer les règles relatives aux investissements étrangers afin de s'assurer que les prises de contrôle de firmes canadiennes soient faites pour des raisons commerciales.
En conférence de presse, à Ottawa, M. Harper a précisé que les conservateurs n'agissaient pas de la sorte en raison d'une acquisition particulière ou d'un pays précis, ajoutant qu'une offre de prise de contrôle récemment annoncée serait examinée en vertu des anciennes règles.
"Le Canada est l'un des rares pays industrialisés qui ne compte pas de disposition de sécurité nationale de quelque sorte que ce soit dans ses politiques d'examen des investissements étrangers", a déclaré M. Harper.
"Je crois qu'il s'agit d'un oubli, a-t-il ajouté. Je crois que c'est une chose à laquelle nous devrions nous attarder, et quand nous nous y attarderons, nous le ferons de façon à ce que nous tentions de nous assurer que nous tenons compte de la sécurité nationale tout en nous assurant que les investissements au Canada soient faits sur une base commerciale et pour des raisons commerciales."
Peu avant que le premier ministre n'ait procédé à cette annonce, des informations véhiculées par les médias laissaient entendre que le ministre fédéral de l'Industrie, Jim Prentice, s'apprêtait à faire une annonce au sujet du resserrement de la réglementation contre les prises de contrôle de firmes canadiennes par des sociétés d'Etat étrangères, en particulier à la suite de l'offre d'achat, au coût de 5,5 milliards $, de PrimeWest Energy Trust, une fiducie de Calgary, par le conglomérat international Abu Dhabi National Energy, aussi connu sous le nom de TAQA, dont le siège est situé aux Emirats arabes unis.
Les parts de PrimeWest ont perdu 1,20 $, soit 4,6 pour cent, et clôturé à 25,10 $ à la Bourse de Toronto, 17,5 millions d'unités de la fiducie ayant changé de mains, mercredi.