La grève déclenchée mercredi par les travailleurs de Chrysler aux États-Unis pourrait se traduire par la fermeture des deux usines de montage canadiennes du constructeur automobile, d'ici un jour ou deux.
Alors que quelque 49 000 membres du syndicat des Travailleurs unis de l'automobile (TUA) ont cessé le travail, Ed Saenz, porte-parole de Chrysler Canada, a indiqué qu'une pénurie de pièces en provenance des États-Unis affecterait vraisemblablement l'usine de fourgonnettes de Windsor, en Ontario, où travaillent 5000 personnes, dans un délai d'environ 24 heures, et celle de berlines de Brampton, également dans la province ontarienne, comptant 4000 employés, d'ici 48 heures, si la grève se poursuit.
M. Saenz a ajouté que le conflit de travail en cours aux États-Unis n'aurait aucun impact à l'usine de coulage d'Etobicoke, à Toronto, employant 300 personnes, "dans un avenir rapproché". Cette usine produit des pistons et d'autres pièces pour les moteurs et les boîtes de vitesse.
Buzz Hargrove, président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), a affirmé à une station de radio torontoise que l'usine de Windsor allait devoir fermer ses portes mercredi. Toutefois, M. Saenz a par la suite indiqué que l'équipe du contrôle de la production de cette usine s'attendait à ce que les modèles Caravan de Dodge, Town & Country de Chrysler et Pacifica de Chrysler continuent de sortir des lignes de montage, ce jeudi.
Une grève de deux jours des membres des TUA à l'emploi de General Motors (GM) aux États-Unis, à la fin du mois dernier, avait contraint GM Canada à brièvement fermer ses deux usines de berlines à Oshawa, à l'est de Toronto, ce qui avait affecté 5600 travailleurs, de même que l'usine de boîtes de vitesse de Windsor, comptant 1300 employés. L'usine de camionnettes de GM à Oshawa, où travaillent 3900 personnes, avait poursuivi ses activités.