Le baril de pétrole a battu un nouveau record en franchissant la barre des 88 $ US mardi sur fond de craintes sur le niveau des stocks de brut et la situation au Moyen-Orient.
Le baril de brut léger sulfuré (light sweet crude) pour livraison en novembre a atteint en séance 88,20 $ sur le New York Mercantile Exchange), un nouveau record, tandis qu'à Londres, le baril de Brent a gagné 1,54 $ US à 84,29 $ US.
Les courtiers redoutent des perturbations dans les approvisionnements de pétrole en provenance du nord de l'Irak, en raison des tensions dans cette région entre la Turquie et les rebelles kurdes.
Par ailleurs, de récentes informations émanant du département américain de l'Énergie, de l'Agence internationale de l'énergie et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) indiquent que l'offre de brut est étale ou en recul alors que la demande augmente, ce qui suscite également l'inquiétude des analystes.
Beaucoup estiment que les facteurs fondamentaux du marché ne justifient pas un baril à près de 90 $ US et que des investissements spéculatifs sont les vrais responsables de la flambée des cours.
Après une pause de quatre semaines, les cours du pétrole ont repris leur ascension, ce qui laisse penser que le niveau de 100 $ US le baril n'est peut-être pas hors d'atteinte.
Si la hausse des prix est avant tout imputable aux prévisions d'une diminution des stocks face à la forte demande hivernale, elle est également nourrie par la dépréciation du dollar _ qui rend le brut moins cher pour les opérateurs utilisant d'autres devises _ et par la crainte croissante de nouveaux conflits armés au Proche-Orient.

© La Presse Canadienne, 2010