Les indices nord-américains ont reculé, mardi, face au marasme du marché américain de l'immobilier et à une autre poussée du cours du pétrole. À la Bourse de Toronto, le S&P/TSX a fléchi de 78,25 points, à 14 153,03 après avoir perdu un moment plus de 100 points.
Si le cours élevé de l'or noir favorise le secteur de l'énergie, il s'avère négatif pour l'ensemble de la cote étant donné les conséquences sur la croissance aux États-Unis.
Lundi soir dans une allocution, d'ailleurs, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a signalé que les dégâts survenus dans le marché résidentiel auront sans doute "un poids substantiel", jusque dans le cours de l'année 2008, sur la croissance économique en général.
Les conséquences ultimes des difficultés du crédit, a-t-il ajouté, restent "incertaines" pour l'ensemble de l'économie. Mais ces propos "ne nous disent vraiment rien de neuf, nous savons que l'immobilier a enlevé entre 0,5 et 1,0 pour cent (à la progression annuelle du produit intérieur brut) lors des derniers trimestres. Alors, affirmer que les conséquences négatives vont durer encore un peu plus longtemps, ce n'est pas un séisme", a commenté Peter Buchanan, d'une filiale de la Banque CIBC.
Néanmoins, mardi à Washington, le secrétaire au Trésor Henry Paulson a appelé à une réaction agressive contre la présente crise du marché de l'habitation, où il constate un risque important pour l'économie états-unienne. Le ministre a fait ainsi l'annonce jusqu'ici la plus détaillée de l'administration Bush dans ce dossier, appelant le secteur financier privé à se joindre à un effort pour que les emprunteurs puissent renégocier leur hypothèque, avant que leur taux d'intérêt augmente.
De sorte qu'à Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 industrielles a retraité de 71,86 points pour clore à 13 912,94 et l'indice S&P 500 a cédé 10,18 points à 1538,53.
Le dollar canadien a baissé pour une deuxième journée de suite, soit de 0,38 cent à 102,04 cents US alors que la Banque du Canada laissait à 4,5 pour cent le taux directeur. Elle a aussi revu à la baisse sa prévision de croissance du PIB en 2008, le situant 2,3 pour cent comparé à 2,6 pour cent en juillet.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a encore grimpé, de 1,48 $, à 87,61 $ US le baril, après avoir passé le cap des 88 $ US en cours de séance. Le marché craint des ruptures d'approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient ainsi que des réserves insuffisantes, pour le quatrième trimestre aux E.-U.
À Bay Street, où l'indice sectoriel de l'énergie a gagné 0,8 pour cent, Petro-Canada a crû de 71 cents à 52,63 $, Canadian Natural Resources a pris 1,56 $ à 73,67 $ et Nexen est monté de 33 cents à 30,87 $.
Dans la technologie toutefois, l'équipementier Celestica a délaissé 15 cents à 6,80 $ alors qu'il a dû réduire de 44 millions $ US un récent profit trimestriel, suite à une erreur de comptabilité. Nortel Networks a décliné de 71 cents à 15,71 $.