La Bourse de Toronto s'en est tirée avec un gain, mercredi, au terme d'une journée de fluctuations où le S&P/TSX s'est adjugé 66,47 points pour clore à 14 219,50. Après deux séances de recul, l'indice a d'abord grimpé d'une centaine de points, a été entraîné dans une chute des minières et services financiers pour devenir négatif et a finalement regagné du terrain.
Aux États-Unis, l'inquiétude du public investisseur face au marché de l'immobilier et celle qu'inspire le pétrole toujours plus cher se sont conjuguées à une déception, causée par des résultats trimestriels de société qui paraissent un peu mitigés.
De son côté, l'agence de cotation Standard & Poor's a revu à la baisse la cote de 1713 sortes de papier commercial adossé à des hypothèques, octroyées lors du premier semestre de 2007. "À mesure que ce déclin (de l'immobilier) atteint de nouveaux creux, le risque s'accroît d'une récession qui affecterait tout le PIB (produit intérieur brut)", a observé l'économiste Michael Gregory, de la Banque de Montréal.
À Washington, le département du Commerce a constaté une chute de 10,2 pour cent des mises en chantier domiciliaires, en septembre. Du côté de l'inflation, le département du Travail a calculé une augmentation de 0,3 pour cent de l'indice des prix à la consommation le mois dernier, soit plus que le pronostic.
À Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles augmentait d'abord de plus de 100 points, mais a cédé à la fin 20,40 points à 13 892,54 alors que l'indice S&P 500 a avancé de 2,71 points à 1541,24.
"Nous allons avoir des réactions impulsives aux nouvelles du marché résidentiel et du crédit et cela va persister jusqu'à... qui peut savoir?" a lancé John Kinsey, de la maison Caldwell Securities.
Le dollar canadien a repris son essor après deux séances à la baisse, prenant 0,46 cent pour finir à 102,50 cents US alors que la devise américaine se révélait faible en regard de plusieurs autres.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a reculé à peine, de 21 cents
à 87,40 $ US le baril après avoir franchi en cours de séance la barre des 89 $ US. Une situation tendue pour la Turquie, face à des rebelles kurdes basés dans le nord de l'Irak, a fait bondir le cours, mais un total plus gros que prévu des réserves nationales de brut aux E.-U. a freiné celui-ci.
À Bay Street, où l'indice sectoriel de l'énergie a crû de 1,8 pour cent, Petro-Canada a pris 52 cents à 53,15 $, Canadian Natural Resources a gagné 1,98 $ à 75,65 $ et Nexen a crû de 61 cents à 31,48 $.
Le secteur des aurifères a subi le plus gros recul d'indice avec 2,7 pour cent, même si l'once d'or s'appréciait. Kinross Gold a pâli de 34 cents à 15,86 $ et Barrick Gold est tombé de 1,51 $ à 39,74 $.
Parmi les titres de technologie, Research in Motion a grossi de 3,99 $ à 111,55 $ alors que Nortel Networks a progressé de 9 cents à 15,80 $.