Confrontée à la hausse des cours du brut et à un ralentissement du marché immobilier, la Réserve fédérale américaine a diminué son taux principal d'un quart de point pour l'établir à 4,5 pour cent, mercredi, décidant ainsi de sa deuxième baisse cette année.
La banque centrale des États-Unis a baissé le taux des fonds fédéraux de manière à stimuler l'activité économique et pour empêcher le pays d'entrer en récession.
Dans le communiqué accompagnant la décision, les représentants de la banque centrale ont souligné que la croissance et les risques inflationnistes sont "globalement équilibrés" et que les décisions que la banque a prises jusqu'à ce jour devraient favoriser l'économie.
La Fed laisse ainsi entendre que d'autres baisses des taux ne sont pas aussi acquises que ne le pense Wall Street.
Le comité de politique monétaire de la Fed, comme le marché l'attendait selon une étude de Dow Jones Newswires, a voté à 9 voix contre 1 la baisse des taux des fonds fédéraux, soit le taux de refinancement interbancaire, de 0,25 points, à 4,5 pour cent.
Le 18 septembre, la Fed avait abaissé son taux principal pour la première fois en quatre ans, de 0,50 point, à 4,75 pour cent, pour empêcher la crise du crédit immobilier aux États-Unis de plomber l'économie américaine.
Mercredi, la Fed a en outre abaissé son taux d'escompte, celui qu'elle applique aux banques qui s'adressent directement à elle pour des refinancements à court terme, d'un quart de point, à 5 pour cent.
"La décision d'aujourd'hui, ajoutée à celle de septembre, devrait contribuer à prévenir certains des effets indésirables (des perturbations des marchés financiers) sur l'économie en général", note le comité de politique monétaire dans un communiqué.
Le mois dernier, la Fed avait indiqué que la baisse des taux était "destinée à contribuer à la prévention" de ces effets sur l'économie.
Avant l'annonce de mercredi, les marchés financiers estimaient hautement probable une baisse par la Fed des taux des fonds fédéraux à 4 pour cent en 2008. Mais la référence à la baisse des taux de septembre pourrait signifier que les membres du comité ne voient pas la nécessité de les faire descendre davantage.
La Fed a de nouveau rappelé que les risques inflationnistes persistent, notamment en termes de prix de l'énergie et des matières premières.
Le prix du pétrole a ainsi battu un nouveau record mercredi, à plus de 94 $ US le baril à New York, après une communication du gouvernement américain sur la baisse inattendue des stocks de brut pour la deuxième semaine consécutive.
Le comité monétaire de la banque centrale américaine doit se réunir à nouveau le 11 décembre prochain.