À la demande des deux compagnies, l'Union européenne a prolongé de deux semaines l'examen réglementaire du projet de Thomson d'acquérir l'agence de nouvelles Reuters.
Mercredi, l'exécutif de l'UE, la Commission européenne, a établi au 10 mars l'échéance de cet examen qui avait d'abord été fixée au 25 février. Les autorités de Bruxelles devront d'ici là décider si elles autorisent ou bloquent la transaction de 18,4 milliards $ US.
Plus tôt en octobre, la Commission européenne avait exprimé son inquiétude de voir la vente de Reuters nuire à une concurrence équitable dans le segment de l'information économique. Ainsi, tant Thomson que Reuters fournissent des données aux négociants en bourse, contrôlent des services de nouvelles et ont accès aux notes de recherches de courtiers. Chacune des deux sociétés détient aussi des bases de données, dont elle vend du contenu à des clients.
La création de l'entité fusionnée Thomson-Reuters ne laisserait plus que deux grands fournisseurs d'information économique dans le monde, l'autre étant l'agence new-yorkaise Bloomberg.
Il est rare que l'UE empêche une transaction. Elle demande plutôt que l'acquéreur revende par la suite certains éléments de l'ensemble fusionné ou bien qu'il prenne des engagements formels quant à ses pratiques commerciales, afin de satisfaire aux lois antimonopoles.

© La Presse Canadienne, 2008