Bombardier soutient que les dernières constatations du Bureau d'enquête sur les accidents du Danemark portant sur l'incident du 27 octobre dernier lié au train d'atterrissage principal d'un appareil Q400, survenu à l'aéroport de Copenhague, viennent clairement soutenir sa position, à savoir que le Q400 est un avion sécuritaire et fiable.
La semaine dernière, des enquêteurs danois ont publié un rapport préliminaire dans lequel ils indiquent que l'atterrissage en catastrophe d'un Q400 du transporteur Scandinavian Airlines System (SAS) a été causé par un morceau de caoutchouc coincé dans le train d'atterrissage.
Il s'agissait du troisième accident du genre à impliquer un Q400 de SAS en sept semaines. Même si les incidents n'ont pas fait de blessés graves, le transporteur estime qu'ils ont miné la confiance du public.
Steven Ridolfi, président de Bombardier Avions régionaux, a indiqué par voie de communiqué que les plus récentes constatations "viennent clairement soutenir la position de Bombardier: le Q400 est un avion sécuritaire et fiable".
"Les sociétés aériennes et d'autres exploitants du monde entier continuent d'exprimer leur pleine confiance envers le biturbopropulseur Q400 et je les remercie de leur solide soutien", a-t-il ajouté.
Le Q400 est entré en service en février 2000. Quelque 160 exemplaires sont exploités à l'heure actuelle par 20 clients à travers le monde.
Karl Moore, un expert en gestion et marketing de l'Université McGill, estime que les conclusions danoises sont de bonnes nouvelles pour Bombardier.
"C'est une tierce partie qui affirme que ce n'était pas leur faute, a-t-il dit. Mais ça laisse quand même un certain arrière-goût au sujet du Q400 parce qu'il y a eu trois incidents, même si l'un d'eux semble être causé par un problème d'entretien, d'après ce que disent les Danois. Mais règle générale, je pense que ce sont de très bonnes nouvelles pour Bombardier et que ça leur enlève un peu de pression."
Il estime aussi que ce rapport devrait rassurer les marchés concernant le cours de l'action de Bombardier. M. Moore a rappelé que l'entreprise a récemment conclu des contrats en Chine et qu'elle semble capable de continuer à développer ses affaires.
"Je pense que les marchés vont éventuellement y répondre, en supposant qu'il n'y ait pas d'autres problèmes en cours de route", a-t-il dit.
Scandinavian Airlines a indiqué, la semaine dernière, qu'elle mettait définitivement au rancart tous ses avions Q400 de Bombardier. Le transporteur a aussi précisé qu'il ne fera pas d'autres commentaires à ce sujet d'ici à la publication de ses résultats financiers.
Au Canada, le transporteur Porter Airlines a la plus importante flotte de Q400 et a réitéré sa confiance envers l'appareil, à la lumière d'inspections menées après les problèmes de SAS.
Environ 30 minutes avant la fermeture des marchés, lundi, le titre de Bombardier valait 5,38 $ à Toronto, en recul de 10 cents.