La prochaine conférence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), prévue à Abou Dhabi le 5 décembre, devrait "principalement" porter sur les moyens susceptibles de stabiliser l'envolée actuelle des prix du brut, a affirmé lundi le ministre algérien de l'Énergie, Chakib Khelil.
"Nous allons étudier principalement la situation du marché pour prendre les décisions à même de stabiliser les prix", a déclaré Chakib Khelil, en marge de la cérémonie de signature d'un contrat pourtant sur la réalisation d'une canalisation de transport de gaz en Algérie.
Le ministre, qui prendra la présidence en exercice de l'OPEP à partir de janvier prochain, a toutefois réitéré son scepticisme quant à la capacité de l'action de l'organisation sur les niveaux de production à peser sur les prix.
"Une nouvelle augmentation de la production, si elle venait à être décidée lors de cette réunion, ne pourrait pas mettre fin à l'envolée des prix", a-t-il assuré, arguant du fait que la dernière augmentation de 500 000 barils par jour, appliquée le 1er novembre, n'a pas donné l'effet escompté puisque la flambée des cours s'est même accentuée sous le poids d'autres facteurs.
Les prix, a-t-il poursuivi, connaîtront un "apaisement" à partir du deuxième trimestre 2008, période de baisse saisonnière de la demande mondiale, selon ses prévisions. Mais pour lui, le baril "se maintiendra à des niveaux élevés".
Chakib Khelil a encore une fois attribué la flambée des prix aux facteurs géopolitiques, à l'insuffisance des capacités de raffinage, à la baisse du dollar et à la crise du crédit hypothécaire aux États-Unis, écartant ainsi l'insuffisance de l'offre mondiale comme facteur déterminant.

© La Presse Canadienne, 2009