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| La ministre du Patrimoine Josée Verner |
Il est temps de laisser plus de place aux règles du marché et à la concurrence dans le domaine de la radiodiffusion canadienne, estime la ministre du Patrimoine Josée Verner, qui a pris la parole mardi devant des membres de l'industrie réunis en congrès à Ottawa.
La ministre dit comprendre les inquiétudes de certains organismes culturels, dont l'ADISQ et l'Union des artistes, qui demandent qu'elle intervienne pour freiner la déréglementation des domaines de la télévision et de la radio.
Elle a d'ailleurs réitéré son engagement envers le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et affirmé que l'État devait demeurer prêt à intervenir "lorsque le marché ne réussit pas à présenter des émissions canadiennes de qualité".
À cet égard, la ministre a d'ailleurs répété que son gouvernement entendait continuer à soutenir la production et la promotion du "contenu" local et national.
Devant l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), Mme Verner a toutefois affirmé que le statu quo n'était "plus une option" et qu'il fallait désormais travailler à créer un environnement "qui favorise l'excellence".
"Nous devons trouver le meilleur moyen d'aller de l'avant en adoptant des solutions viables et pratiques", a-t-elle déclaré.
La ministre dit vouloir plus de simplicité et de transparence dans la réglementation. À cette fin, elle espère améliorer les relations entre son ministère, Industrie Canada et le CRTC.
Le discours prononcé mardi par Mme Verner se voulait entre autres une réplique aux organismes culturels québécois qui reprochaient la semaine dernière aux conservateurs de ne pas intervenir suffisamment pour protéger les créateurs.
Au lendemain du gala de l'ADISQ, 18 associations d'artistes accusaient le CRTC de subordonner leurs besoins aux règles du marché en déréglementant tous azimuts.
Des représentants de la coalition étaient présents au congrès de l'ACR mardi mais n'ont pas rappelé La Presse Canadienne pour commenter les propos de la ministre.

© La Presse Canadienne, 2008