Les indices nord-américains ont dégringolé, mercredi, face à une spéculation de la Chine selon laquelle le pays pourrait diversifier davantage ses réserves en devises étrangères, en convertissant une partie de celles-ci en euros et autres devises fortes. Un dirigeant du régime de Pékin aurait signalé l'utilité d'avoir d'autres monnaies, parmi les réserves totales de 1430 milliards $ US, qui compte actuellement déjà d'autres devises que celles des États-Unis.
De sorte qu'à la Bourse de Toronto, le S&P/TSX a largué 252,38 points, à 14 118,18 alors que le secteur des services financiers tirait l'indice vers le bas.
Le dollar canadien a terminé en baisse de 0,77 cent pour clore à 107,75 cents US. Avant l'ouverture de 9h30, il était monté jusqu'à une valeur sans précédent de 110,31 cents US. Le dollar américain a encore pâli ailleurs, ainsi la livre anglaise a gagné 1,48 cent à 2,1020 $ US pendant que l'euro a progressé de 0,84 cent à 1,4637 $ US.
"C'est un signe que peut-être, à la vue du dollar canadien, certains se sont demandé s'il n'était pas monté trop haut", a commenté Avery Shenfeld, de la Banque CIBC. De plus, il a sans doute été difficile de résister à une prise de bénéfices quand le huard a passé le cap des 110 cents US, a-t-il ajouté.
Aux États-Unis, la séance a été assombrie par General Motors et sa perte nette de 39 milliards $ US au dernier trimestre, surtout pour avoir d déprécier des actifs fiscaux. En outre, le public investisseur s'est inquiété de voir jusqu'à quel point les titres de dette mal garantis, dans l'immobilier, vont abîmer les bilans à venir dans les services financiers. Le Wall Street Journal avançait aussi que Morgan Stanley risque d'avoir à inscrire une forte dépréciation au quatrième trimestre de 2007.
"Beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà connues. Ce dont les marchés s'inquiètent maintenant, c'est l'inconnu", a analysé David Darst, gestionnaire de fortune chez Morgan Stanley.
À Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles est tombé de 360,92 points à 13 300,02 et l'indice S&P 500 a dérapé de 44,65 points à 1475,62.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a chuté de 33 cents à 96,37 $ US le baril après avoir culminé un moment à 98,62 $ US. Puis le cours a fléchi, entraîné par le bilan du département de l'Énergie qui révélait une baisse des réserves nationales de pétrole, mais moins importante que prévu.
À Bay Street, où l'indice des services financiers a cédé 2,83 pour cent, la Banque TD a laissé 1,60 $ à 67,61 $ et la Banque Royale a diminué de 1,67 $ à 51,63 $.
Dans le secteur de l'énergie, où l'indice a perdu 1,1 pour cent, Petro-Canada a grimpé de 66 cents à 55,55 $, Suncor Energy a décliné de 1,47 $ à 103,34 $ et l'exploitant de conduites Enbridge s'est déprécié de 1,48 $ à 39,28 $. L'indice des métaux a plongé de 4,7 pour cent et l'action Teck Cominco a décru de 2,04 $ à 43,70 $.