Les contrats à terme sur le pétrole brut étaient en recul mardi à Londres alors que l'Agence internationale de l'énergie a révisé à la baisse ses prévisions relatives à la croissance de la demande mondiale.
L'AIE attend à présent une augmentation de 1,2 pour cent de la demande de pétrole sur l'ensemble de 2007, contre 1,5 pour cent précédemment. En réaction à cette annonce, les contrats à terme cotés au Nymex et à l'ICE ont perdu plus de 2 $ US.
Le contrat à terme de décembre sur le Brent coté à l'ICE de Londres s'inscrivait en baisse de 2,36 $ US à 89,62 $ US le baril, tandis que le contrat à terme sur le pétrole brut coté au Nymex reculait de 2,29 $ US à 92,33 $ US le baril.
Les données de l'AIE sont venues s'ajouter aux incertitudes du marché quant à un éventuel relèvement de sa production par l'Organisation des pays producteurs de pétrole. En outre, comme les cours de l'or noir s'éloignent pour le moment de la barre des 100 $ US et que le repli des marchés d'actions continue de déstabiliser le marché du brut, les investisseurs semblent adopter une approche plus baissière mardi.
"La dynamique haussière s'atténue et le marché a l'impression, pour la première fois depuis un certain temps, qu'une perte de terrain est possible", note un courtier à Londres. Toutefois, ajoute-t-il, "l'année n'est pas terminée et il est à peu près sûr qu'une nouvelle tentative de progression interviendra, en fonction de l'évolution des marchés actions et du dollar".
Dans la matinée, le ministre saoudien du Pétrole Ali Naimi a déclaré que l'OPEP discuterait du niveau de sa production lors de sa réunion de décembre à Abou Dhabi, ajoutant que l'organisation "pourrait augmenter" sa production. Il a toutefois balayé les espoirs de voir l'OPEP évoquer cette question durant son sommet à Riyad le week-end prochain.
"La probabilité actuelle que l'OPEP accroisse sa production est limitée, mais, contrairement à la semaine dernière, une petite chance existe, ce qui pèse sur les cours du marché", souligne un opérateur londonien.