Un dirigeant du Syndicat des métallos a affirmé jeudi que des mises à pied ont eu lieu cette semaine à l'aciérie ontarienne Dofasco, à Hamilton, où le syndicat mène ces temps-ci une campagne pour y recruter les employés afin d'être reconnu comme leur représentant.
"Nous ne savons pas combien d'entre eux sont touchés", a déclaré Wayne Fraser, responsable du Syndicat des métallos en Ontario et dans l'Atlantique, lors d'un entretien téléphonique.
"Nous avons entendu dire que des employés ont été escortés et expulsés de l'usine, après avoir reçu une enveloppe blanche et l'ordre de vider leur case. Ils sont terrifiés pas la situation", a-t-il ajouté.
Andrew Sloan, porte-parole de l'entreprise, a affirmé depuis Hamilton qu'"il n'y a pas eu de licenciements massifs à Dofasco", mais il n'a pas voulu dire si un employé ou un groupe de travailleurs avaient été mis à pied récemment.
"Je ne fais pas de commentaire au sujet de questions personnelles (...) pour un certain nombre de raisons. L'une d'elles est le respect des employés, et il existe des obligations juridiques", a dit M. Sloan.
Le porte-parole a également refusé de se prononcer sur la déclaration faite par le syndicat.
Plus tôt en journée, le Syndicat des métallos avait affirmé par voie de communiqué que sa campagne de recrutement parmi les employés de la filiale d'ArcelorMittal était récemment entrée dans sa phase la plus intense.
Les procédés d'ArcelorMittal déplaisent aux employés et d'après eux, les mises à pied, les congédiements et économies sont décidées de façon injuste, a écrit M. Fraser dans ce communiqué.

© La Presse Canadienne, 2008