Le cours baissier du pétrole a nui à la Bourse de Toronto, jeudi, et le S&P/TSX a largué 250,11 points à 13 524,43. En plus, l'indice principal était plombé par le secteur des services financiers, lui-même frappé par des dépréciations d'actifs causées par le papier commercial.
La correction a continué pour le dollar canadien et il a perdu 1,97 cent, à 101,51 cents US, sous l'effet des observations faites la veille par Paul Jenkins, sous-gouverneur de la Banque du Canada, d'après qui la robuste évaluation du huard est risquée pour la croissance économique.
La devise recule depuis qu'elle a touché le record de 110,31 cents US, la semaine dernière. Le dollar canadien a été boudé jeudi pour une autre raison, quand les spéculateurs inquiets de la crise du crédit due aux hypothèques à risque, aux États-Unis, se sont tournés vers des placements très sûrs comme les obligations du gouvernement.
La conséquence est de "faire grimper les taux d'intérêt de plusieurs autres sortes de titres", a observé Sal Guatieri, d'une filiale de la Banque de Montréal. De sorte que les banques centrales ont injecté des fonds sur les marchés pour contrer la pression à la hausse et maintenir leurs taux directeurs. Aux E.-U., la Réserve fédérale y est allée 47,25 milliards $ US et la Banque du Canada a avancé 1,565 milliard $.
Un porte-parole de la banque centrale canadienne, Jeremy Harrison, a affirmé qu'il s'agissait d'une opération de routine.
Aux États-Unis, la séance boursière a été assombrie par une crainte pour les ventes au détail, soulevée par la chaîne de magasins J.C. Penney. Le patron de la banque Wells Fargo, John Stumpf, a jugé que le secteur de l'habitation connaît son déclin le plus rapide depuis la Dépression des années 1930. Wells Fargo a dû récemment accroître ses provisions pour défauts sur hypothèque, mais a pu éviter les grosses dépréciations subies par d'autres banques.
À Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles a diminué de 120,96 points à 13 110,05 alors que l'indice S&P 500 a glissé de 19,43 points à 1451,15.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a fléchi de 66 cents à 93,43 $ US le baril. Le département de l'Énergie a calculé un gain des réserves nationales de pétrole, alors que le pronostic était plutôt à la baisse. En outre, l'OPEP a revu à la baisse sa prévision de la demande en or noir au présent trimestre, voyant celle-ci augmenter de 1,97 pour cent contre une estimation de 2,1 pour cent en octobre.
À Bay Street, l'indice des services financiers a cédé 2,0 pour cent au lendemain d'une analyse de la Banque Scotia, sur des dépréciations à craindre pour la Banque de Montréal et la Banque Nationale. La Banque Royale a chuté de 1,30 $ à 51,09 $, la Banque Nationale a décru de 91 cents à 51,32 $ et la Banque CIBC a laissé 3,73 $ à 88,57 $.
Du côté de l'énergie, en perte indicielle de 1,4 pour cent, Canadian Natural Resources a abandonné 93 cents à 71,11 $ et Petro Canada a dérapé de 1,17 $ à 51,13 $.