Les argentiers des vingt plus grandes économies du monde ont réclamé lors du sommet du G20 une plus grande flexibilité des taux de change aux pays ayant un large excédent monétaire, faisant visiblement référence à la Chine.
Il était attendu que la Chine, qui fait partie du G20, fasse, au cours de ces deux jours de réunion l'objet de pressions pour réévaluer le yuan, resté stable alors que d'autres monnaies comme le dollar canadien, l'euro et le real brésilien, ont vu leurs cours s'envoler. La ministre française de l'Économie et des Finances Christine Lagarde a néanmoins déclaré dimanche qu'"aucune monnaie n'avait particulièrement été pointée du doigt".
Par ailleurs, le nouveau directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a promis de répondre à la demande des pays en voie de développement qui réclament depuis deux ans plus de poids au sein de l'institution.
Le G20 a également mis en garde contre un ralentissement de l'économie mondiale, tout en spécifiant que celui-ci resterait modeste. "Sa durée et son ampleur restent difficiles à prédire", est-il indiqué dans un communiqué publié à l'issue de cette rencontre réunissant les ministres de Finances et les gouverneurs de banques centrales des pays développés et des économies émergentes.

© La Presse Canadienne, 2008