Le cours du titre d'AbitibiBowater (TSX:ABH) a pris près de 14 pour cent vendredi matin au lendemain de l'annonce par la compagnie de mesures de réduction de sa capacité de production devant entraîner, entre autres, la fermeture définitive ou temporaire de plusieurs de ses usines à travers le Canada et aux Etats-Unis.
Les actions de la forestière se sont transigées à plus de 21,34 $ en début de séance. Peu après 10h30, elles étaient descendues à 20,42 $, en hausse de 8,9 pour cent, ou 1,67 $, par rapport à leur niveau de clôture la veille.
Les fermetures annoncées jeudi par la compagnie entraîneront le licenciement total de 2600 employés. De ce nombre 1000 travailleurs avaient déjà été mis à pied dans le cadre de fermetures temporaires.
Au Québec, les usines de Shawinigan, Gatineau et Donnacona sont au nombre des installations touchées.
Vendredi, en réaction à l'annonce de ces mesures, Québec a durci le ton face à la compagnie. Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, a prévenu qu'il n'allouera pas de bois de coupe à cette compagnie pour les cinq prochaines années tant que ses dirigeants n'auront pas communiqué au gouvernement les détails de la phase deux de leur plan de restructuration. Les mesures annoncées jeudi font partie de la première étape du plan de restructuration d'AbitibiBowater, une nouvelle entité née du regroupement récent d'Abitibi-Consolidated et de l'américaine Bowater.
Pour sa part, à l'Assemblée nationale, le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, a réclamé la présentation d'un nouveau plan d'urgence pour faire face à la crise forestière.
De son côté, la chef péquiste, Pauline Marois, s'est rendue à Shawinigan pour donner son appui aux travailleurs touchés. Elle a notamment pressé le premier ministre Jean Charest de récupérer le point de pourcentage de baisse de la TPS afin d'aider, entre autres, le secteur forestier.