En réponse à des rumeurs sur le marché, BCE (TSX:BCE) affirme que sa direction ne participe à aucune discussion visant la renégociation de "l'entente définitive", conclue l'été dernier, par laquelle un consortium dirigé par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers) fait l'acquisition de la société de télécommunications.
Une filiale de Teachers, Teachers Private Capital, et les firmes d'investissement américaines Providence Equity Partners et Madison Dearborn Partners ont accepté en juin de verser 42,75 $ en espèces par action pour la plus importante entreprise de télécommunications du Canada. L'entente, qui représente la plus grande transaction du genre dans l'histoire canadienne, a une valeur de 51,7 milliards $, incluant la prise en charge d'une dette de 16,9 milliards $.
Vendredi à Toronto, le titre de BCE a plongé à 37,25 $ avant de rebondir pour terminer la semaine à 38,56 $, en hausse de 20 cents. Quelque 13 millions d'actions ont été échangées. Le cours de clôture est néanmoins de 10 pour cent inférieur à la valeur offerte par Teachers, ce qui en porte plusieurs à croire que les termes de la transaction devront être revus.
"Même si BCE a pour politique de ne pas commenter les rumeurs ou conjectures qui circulent sur le marché, elle a décidé aujourd'hui, dans l'intérêt des actionnaires, de confirmer que ni BCE ni son conseil d'administration ne participent à quelque discussion visant la renégociation de quelque modalité que ce soit de l'entente définitive conclue le 29 juin 2007", a indiqué BCE par voie de communiqué.
A peine un mois après la signature de cette entente, les marchés du crédit se sont resserrés, et plusieurs acquisitions annoncées par des firmes d'investissements privés sont en péril en raison des nouvelles difficultés à obtenir le financement requis.
Une porte-parole de Teachers a refusé de commenter, vendredi, affirmant que le fonds ne commente pas les rumeurs.