Air France-KLM a proposé des échanges d'actions et une augmentation de capital de 750 millions d'euros dans le cadre de son offre de rachat de la compagnie aérienne italienne Alitalia, prévoyant jusqu'à 1.700 suppressions d'emplois, selon le président d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta cité ce dimanche par la presse italienne.
Le conseil d'administration d'Alitalia doit se réunir mardi pour annoncer son choix du repreneur. Les principaux candidats sont la compagnie franco-néerlandaise Air France-KLM et le transporteur italien Air One. Alitalia, dont le gouvernement italien possède 49,9% du capital, est confrontée à de lourdes pertes.
«Nous avons proposé un échange d'actions, ce qui signifie qu'Alitalia deviendra partie intégrante de la holding avec Air France et KLM», a déclaré M. Spinetta, cité par le Corriere della Sera, à des journalistes italiens à Paris. Selon le président d'Air France-KLM, l'accord permettrait à Alitalia de conserver son identité.
«Notre ambition est de la relancer, consolider le marché, faire des bénéfices, renouveler sa flotte, conquérir de nouveaux marchés», ajoute-t-il. Il est «faux», dit-il, d'affirmer qu'Air France-KLM veut faire d'Alitalia une compagnie de second plan ou régionale.
Le patron d'Air France-KLM, toujours selon la presse italienne, a par ailleurs expliqué que son projet en matière d'effectifs était similaire au plan de restructuration d'Alitalia. Il prévoit entre 1.000 et 1.700 suppressions d'emplois.
M. Spinetta a d'autre part confirmé qu'il prévoyait d'abandonner la plate-forme de correspondances d'Alitalia à l'aéroport de Milan-Malpensa pour se concentrer seulement sur celle de Rome Leonardo da Vinci. Malpensa, selon M. Spinetta, est en effet «la principale» cause de pertes d'Alitalia, grévée par les coûts d'exploitation et du kérosène.
Air France n'a pas réagi dans l'immédiat à ces informations.

© La Presse Canadienne, 2008