Les titres de l'énergie et d'aurifères soutenaient la Bourse de Toronto, jeudi, mais le S&P/TSX a quand même cédé 19,27 points, à 13 675,57 car la faiblesse du marché américain lui a nui.
Le dollar canadien s'est apprécié à nouveau, de 0,25 cent à 101,77 cents US après avoir touché brièvement 102,15 cents US; le huard retrouve ainsi son niveau le plus élevé depuis la mi-novembre.
Aux Etats-Unis, des analystes du courtier Goldman Sachs croient que Citigroup risque d'avoir à inscrire jusqu'à 18,7 milliards $ US de dépréciations d'actifs à son bilan du trimestre échéant lundi 31; la banque new-yorkaise pourrait aussi être forcée à réduire son dividende de 40 pour cent. Début novembre, Citigroup situait les dépréciations à craindre dans une fourchette de 8 à 11 milliards $ US.
"Est-ce que ce sera suffisant? Probablement pas. C'est simplement ce que nous savons maintenant ou, en tout cas, ce que nous pensons savoir", a conjecturé Adrian Mastracci, de la maison KCM Wealth Management, de Vancouver, au sujet de Citigroup: "Il y a encore beaucoup à découvrir."
En outre le public investisseur américain s'est inquiété des conséquences, en termes de géopolitique, de l'assassinat de Benazir Bhutto, au Pakistan.
A Washington, le département du Travail constatait une hausse des inscriptions au chômage alors que la prévision portait plutôt sur une diminution. Quant à lui le département du Commerce calculait que les commandes de biens durables, en novembre, n'ont crû que de 0,1 pour cent en écart mensuel, alors que plusieurs économistes tablaient sur une solide progression de 2,2 pour cent.
Une note positive venait de l'institut new-yorkais Conference Board, dont l'indice de la confiance des consommateurs grimpait à 88,6 pour décembre, comparé à 87,8 le mois dernier, un premier gain depuis juillet. De sorte qu'à Wall Street, l'indice Dow Jones des 30 valeurs industrielles a dérapé de 192,08 points pour finir à 13 359,61 et que l'indice S&P 500 retraitait de 21,39 points à 1476,27.
A la cote new-yorkaise, le brut de référence a grimpé de 65 cents à 96,62 $ US le baril alors que le département de l'Energie constatait une baisse des réserves nationales de pétrole de 3,3 million barils, plus du double de celle que pronostiquaient les analystes.
A Bay Street, où l'indice de l'énergie s'adjugeait 0,3 pour cent, Petro-Canada a crû de 30 cents à 52,20 $, Talisman a gagné 21 cents à 18,24 $ et Husky Energy s'est élevé de 46 cents à 43,61 $. Du côté des aurifères, dont l'indice prenait 1,0 pour cent, Barrick Goldest monté de 70 cents à 39,58 $ tandis que Kinross Gold grappillait 1 cent à 17,61 $.
Les services financiers torontois étaient par contre à la baisse, la Banque Royale a fléchi de 69 cents à 49,66 $ et la Banque TD a diminué de 1,19 $ à 68,72 $.