Il est essentiel pour les célibataires de faire preuve de prudence
Le 30 décembre 2007 - 12:58
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Les célibataires sans la protection financière d'un conjoint au travail doivent se montrer un peu plus prudents dans la gestion de leurs ressources financières. A maints égards, ils doivent ériger une barrière de sécurité fiscale afin de se protéger contre l'imprévu.
De récentes données de recensement indiquent que le nombre de célibataires augmente rapidement au Canada. A la mi-septembre, Statistique Canada a rapporté qu'il y avait 3,3 millions de ménages d'une personne à la grandeur du pays, l'an dernier, soit trois fois plus que le total des ménages de cinq personnes.
La proportion de personnes vivant seules a augmenté de cinq pour cent depuis 2001, poursuivant la rapide croissance de la tranche des ménages d'une personne observée lors de la décennie précédente.
Ces célibataires ont avant tout besoin d'autonomie financière, affirme Sandy Carty, vice-présidente de la planification fiscale et successorale chez Corporation Financière Mackenzie.
"L'autonomie est cruciale pour les célibataires, dit-elle. Un fonds d'urgence est vraiment important. C'est essentiel et beaucoup de gens ne pensent pas à avoir de fonds d'urgence, mais afin de demeurer autonome, lorsqu'on est un jeune célibataire, il est prioritaire d'établir un fonds d'urgence avant même de contribuer à un REER (régime enregistré d'épargne-retraite) ou de faire un versement hypothécaire."
Mme Carty estime que les célibataires devraient mettre de côté suffisamment d'argent pour tenir pendant trois mois, de préférence six, si possible.
Ils devraient également porter attention à l'endroit où ils placent leur argent afin d'être en mesure de le récupérer rapidement en cas de besoin.
"Il vaut mieux se renseigner et s'assurer qu'il ne se retrouve pas bloqué dans quelque chose comme un certificat de placement garanti (CPG) non remboursable, et avoir un bon conseiller financier", dit-elle.
Afin de se protéger davantage contre l'imprévu, les célibataires devraient aussi s'assurer d'avoir une assurance-invalidité.
"Si vous êtes célibataire, la mort n'est pas la première chose prise en considération parce que si vous mourrez et que vous n'avez pas de personnes à charge, c'est ce qui arrive", affirme Christine Van Cauwenberghe, spécialiste de la planification financière et du droit fiscal au sein du Groupe Investors.
"Mais si je suis encore en vie, mais que je souffre d'un handicap et que je ne peux pas travailler, que je n'ai personne, aucun soignant, qui va prendre soin de moi, de mes finances? Il est primordial pour les célibataires de se préparer à une invalidité."
Il peut également être plus important pour une personne seule de faire le plus rapidement possible l'acquisition d'un appartement en copropriété ou une maison puisque la location d'un domicile, une fois la retraite sonnée, accapare une importante partie du budget.
Il y a un autre aspect de la planification financière auquel les célibataires doivent songer.
Une fois un REER en place, il est important de décider qui sera son bénéficiaire, et d'y penser deux fois afin de désigner sa mère ou son père.
"Je recommande de faire de la succession son bénéficiaire", indique Mme Cardy.
"Beaucoup de célibataires désignent l'un de leurs parents. Le problème est que si les parents se séparent ou divorcent avant la mort de la personne, le parent qui été choisi bénéficiaire va recevoir tous les actifs et ne pas les partager avec l'autre parent."

© La Presse Canadienne, 2012

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