Les prix du pétrole ont augmenté de façon substantielle mercredi matin, s'approchant de nouveau de la barre des 100 $ US en raison de préoccupations soulevées par un retour de la violence au Nigeria et l'admission par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole que ses membres pourraient ne pas être en mesure de faire face à la demande mondiale d'ici 2024.
Au Nigeria, mardi, des groupes d'hommes armés ont envahi Port Harcourt, centre névralgique de l'industrie pétrolière du pays. Deux postes de police et un hôtel important ont été attaqués. Quatre policiers, trois civils et six des agresseurs ont été tués. Les attaques ont été revendiquées par le groupe Niger Delta Vigilante Movement. "Même si la violence n'a pas affecté la production de pétrole du pays, elle a ravivé les craintes puisque les attaques des militants ont eu pour effet de réduire la production de brut au Nigeria d'environ 20 pour cent depuis 2006", a expliqué dans un document d'analyse John Gerdes, de la firme SunTrust Robinson Humphrey.
Par ailleurs, l'OPEP, qui assure 40 pour cent de l'offre mondiale de pétrole, estime que ses pays membres pourraient ne pas être en mesure de faire face à la demande d'ici 2024. L'organisation précise toutefois que cette date butoir pourrait être décalée de plusieurs décennies si ses membres augmentaient leur production plus rapidement. Dans la foulée, à New York, le baril de pétrole léger non sulfuré pour livraison en février a grimpé de 2,02 $ US mercredi, pour atteindre 98 $ US, après avoir atteint 98,30 $ US la semaine dernière. A Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison en février a pris 1,62 $ US, à 96,09 $ US le baril.

© La Presse Canadienne, 2012