Nicolas Sarkozy a promis que de "gros contrats" seront signés avec l'Arabie saoudite au terme de sa visite
Le 14 janvier 2008 - 07:25
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Nicolas Sarkozy, qui n'a pu faire aboutir les négociations engagées en Arabie saoudite par les entreprises françaises lors de sa visite officielle, a promis lundi que de "gros contrats" seront signés "dans les semaines et les mois qui viennent".
Venu dans le royaume avec l'objectif de "remettre" à plat les relations entre les deux pays, le président français a indiqué aux journalistes vouloir "tirer les leçons d'un certain nombre d'erreurs qui ont pu être faites dans le passé où des protocoles étaient signés, résignés, re-résignés pendant quinze ans parfois, sans qu'à l'arrivée, ils soient au rendez-vous".
Si aucun des contrats actuellement en cours de négociation par les entreprises françaises, dont le montant cumulé approche les 40 milliards d'euros potentiels, n'a été signé au cours de la visite, M. Sarkozy a promis que plusieurs aboutiraient. "Dans les semaines et les mois qui viennent, il y aura de gros contrats qui vont être signés par les entreprises françaises", a-t-il déclaré en marge d'une rencontre avec les dirigeants économiques des deux pays.
Par ailleurs, le président a insisté à plusieurs reprises sur le prix -trop élevé à ses yeux- du pétrole, dont l'Arabie saoudite est le plus gros producteur mondial. "On considère que le prix réel doit être à un niveau de 70 dollars", a commenté Nicolas Sarkozy, et non presque 100 comme aujourd'hui, "un niveau qui est jugé spéculatif".
"J'ai fait valoir aux autorités saoudiennes que si l'augmentation du cours du pétrole était inéluctable, cette augmentation devait être progressive et modérée", a rapporté le président, qui a abordé la question dimanche soir lors d'une rencontre avec le roi Abdallah. "La France ne veut pas être seulement un partenaire économique stratégique pour l'Arabie saoudite", a complété Nicolas Sarkozy lundi matin devant le conseil consultatif saoudien (Majlis al-Choura). "La France veut être l'amie de l'Arabie saoudite" et "du monde arabe".
En ami d'un royaume "protecteur des lieux saints de l'Islam" que sont Médine et La Mecque, il a aussi abordé les questions religieuses, insistant sur les points de convergence entre les différentes religions. "C'est peut-être dans le religieux que ce qu'il y a d'universel dans les civilisations est le plus fort", a déclaré le président français, selon lequel les religions "nous ont les premières appris les principes de la morale universelle, l'idée universelle de la dignité humaine, la valeur universelle de la liberté et de la responsabilité, de l'honnêteté et de la droiture".
Nicolas Sarkozy a invité les différentes religions "à combattre ensemble contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme, contre les excès de l'individualisme". "Il ne suffit pas à l'homme de consommer pour être heureux", a martelé Nicolas Sarkozy, dans un discours qui ressemblait en plusieurs points à ceux du pape Benoît XVI.
Enfin, il n'a pas oublié la question du droit des femmes. Même si les Saoudiennes ne sont pas encore autorisées à sortir seules et dépendent de la tutelle de leur mari ou de leur père, il a observé que le pays s'était "mis en mouvement". "Lentement, certes, mais qui ne serait impressionné par les changements qui se sont produits en quelques années?", a lancé Nicolas Sarkozy devant le Conseil consultatif saoudien, dans lequel six femmes ont été désignées pour la première fois en juin 2006.

© La Presse Canadienne, 2010

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