La STM a affirmé à La Presse Canadienne que le dialogue demeurait ouvert entre les parties, mais le président syndical Claude Benoît a quant à lui assuré que tout était au point mort. Il a indiqué que l'exécutif syndical s'est retiré de la table de négociation et qu'il campe sur sa position du 9 décembre dernier, alors qu'une entente de principe était intervenue dans le cadre de négociations menées devant le conciliateur nommé par le ministre du Travail David Whissel.
La Ville de Montréal aurait toutefois rejeté l'entente. M. Benoît a refusé de donner plus de détails, disant respecter l'engagement qu'il a pris auprès du conciliateur, qu'il doit rencontrer vendredi. Une réunion est aussi prévue avec la partie patronale jeudi afin d'établir quels services seront considérés essentiels en cas de débrayage. Claude Benoît est pessimiste sur les chances de réussite de cette rencontre.
Les premières journées de grèves dites «sporadiques», initialement annoncées pour la fin février, sont maintenant prévues pour le début mars. Les travailleurs entendent d'abord débrayer une journée par semaine pour ensuite augmenter progressivement la cadence, jusqu'à la grève générale.
Dès la semaine prochaine, des moyens de pression administratifs seront exercés. Ceux-ci se traduiront notamment par des manifestations devant les installations de la STM et de la Ville de Montréal. Les employés comptent aussi boycotter les séances de formation prévues à la suite de l'achat de véhicules hybrides et d'autobus articulés.
Les 3800 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro sont sans convention depuis maintenant un an.

© La Presse Canadienne, 2012