La région de Québec affichera en 2008 l'un des taux de croissance les plus rapides, en dehors des régions de l'Ouest du pays, tandis que l'économie de Montréal devrait aussi montrer des signes d'amélioration, indique une note du Conference Board publiée lundi.
Selon le groupe de recherche, le taux de croissance devrait atteindre 2,8 pour cent dans la région métropolitaine de recensement de la capitale québécoise. Il attribue cette croissance aux divers travaux de construction comme le terminal de gaz naturel liquéfié Rabaska, à Lévis, le nouveau programme provincial de mise à niveau de l'infrastructure et de nouveaux contrats au chantier maritime Davie.
À Montréal, le taux d'accroissement du produit intérieur brut devrait atteindre 2,6 pour cent alors qu'il s'est élevé 2,1 pour cent en 2007. Le Conference Board croit que cette région profitera d'importants projets de construction ainsi que d'un raffermissement de la croissance du secteur des services commerciaux. L'organisme prédit même que le secteur manufacturier affichera, pour la première fois depuis 2000, une croissance positive de la production, attribuable à l'intensification de l'activité dans le secteur aérospatial.
À Trois-Rivières, la croissance escomptée par le groupe de recherche est de 2,6 pour cent grâce aux projets de modernisation de l'infrastructure et d'une activité modérée dans le secteur des services. L'organisme reconnaît que les perspectives du secteur manufacturier de cette région demeuraient préoccupantes.
Les villes de Saguenay et de Sherbrooke devraient toutes deux connaître une croissance de deux pour cent en 2008. Un investissement massif du nouveau propriétaire d'Alcan, le groupe Rio Tinto, s'ajoutera à quelques projets du secteur public pour permettre à Saguenay d'afficher son plus fort taux de croissance du PIB réel en huit ans. À Sherbrooke, l'activité économique demeurera modeste en 2008, freinée par un secteur de la fabrication qui ne cesse de supprimer des emplois et de diminuer la production.
Toutefois, les villes canadiennes qui afficheront un meilleur taux de croissance au pays se retrouvent toutes à l'ouest de l'Ontario: Calgary (4,2 pour cent), Edmonton (quatre pour cent), Winnipeg (3,9 pour cent), Vancouver (3,3 pour cent) et Abbotsford, en Colombie-Britannique (3,3 pour cent).
Toutefois, le Conference Board se fiait à une projection optimiste de la croissance nationale estimée à 2,8 pour cent. Les autorités fédérales ont depuis baissé leur prévision, la ramenant à un taux entre 2 et 2,2 pour cent. L'organisme avertit que la croissance canadienne pourrait être fortement ébranlée par les secousses de l'économique américaine.