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En visite officielle à Londres, Jean Charest veut parler de libre-échange
Olivier Caron
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En visite officielle à Londres, Jean Charest veut parler de libre-échange
Jean Charest
Par Yves SchaJeffner

Pour sa première visite officielle à Londres depuis 2004, Jean Charest s'est fixé comme objectif de rallier le milieu des affaires à son projet de libre-échange entre l'Europe et le Canada.

Lundi soir, le premier ministre a notamment rencontré Lakshmi Mittal, l'homme le plus riche du Royaume-Uni, dont la fortune est estimée à plus de 51 milliards $.

Jean Charest et le président du conglomérat métallurgique ArcellorMittal devaient parler du redéploiement d'une des 11 usines québécoises du groupe, située à Contrecoeur. "Ils ont une usine qui ferme, mais qui fera l'objet d'un réinvestissement pour construire des poutres en métal pour le marché nord-américain", a expliqué le premier ministre.

Jean Charest comptait également solliciter l'appui de Lakshmi Mittal pour son projet de libre-échange entre l'Europe et le Canada. "Ce genre de rencontre nous permet en même temps d'aborder cette question", a-t-il précisé.

Optimiste, le premier ministre souhaite "arriver à bâtir un `momentum'" pour que des négociations soient lancées sur le sujet dès le prochain sommet entre l'Union européenne et le Canada en octobre prochain.

De son luxueux hôtel cinq étoiles situé à quelques enjambées de Buckingham Palace, le premier ministre s'est notamment félicité qu'une soixantaine d'entreprises canadiennes et européennes aient signé un document en faveur du projet de libre-échange.

Si la liste comprend des compagnies importantes (Total, BNP Paribas, Bayer, Bombardier), elle comprend toutefois peu d'entreprises britanniques. Le projet est encore peu connu au Royaume-Uni et ne compte guère de supporteurs jusqu'à présent.

Afin d'augmenter l'appui à sa cause, le premier ministre doit d'ailleurs prononcer un discours sur le sujet mardi midi devant la Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni.

Rattrapé par la loi 101 en plein centre-ville londonien, Jean Charest s'est dit surpris par la proposition de députés péquistes d'imposer la Loi 101 aux garderies québécoises. "Il n'a jamais été question d'appliquer la Loi 101 au niveau des garderies", a soutenu le premier ministre.

"Je pense que ce serait essayer de régler un problème qui n'existe pas", a-t-il poursuivi.

Outre une série d'hommes d'affaires, Jean Charest a également rencontré lundi le controversé président de la Commission sur l'égalité et les droits de la personne britannique, Trevor Philips.

Ce dernier s'était attiré les foudres de plusieurs après avoir vertement critiqué le multiculturalisme. Le maire de Londres, Ken Livingstone, avait notamment dit de lui qu'il "allait bientôt rejoindre le Parti national britannique", un groupuscule d'extrême droite.

Jean Charest et Trevor Philips ont discuté d'immigration, d'intégration et de parité entre hommes et femmes. Le premier ministre québécois s'est dit intéressé par un projet d'intégration du Pays de Galles.

"On a demandé de l'information sur un programme qu'ils ont dans les écoles du Pays de Galles, pour voir comment ils ont choisi d'aborder les communautés afin de favoriser l'intégration", a précisé Jean Charest.


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