La direction du Journal de Québec a écarté la proposition du syndicat à l'effet de demander au ministère du Travail de nommer un arbitre pour tenter de régler le conflit qui perdure depuis neuf mois.
Lors d'une conférence de presse dimanche, le porte-parole des syndiqués en conflit, Denis Bolduc, avait indiqué que les dirigeants syndicaux allaient proposer à leurs membres de soumettre l'actuel litige à l'arbitrage. "Des échanges qui se sont terminés hier, aucune solution au conflit n'a pu être trouvée, Quebecor veut toujours le beurre et l'argent du beurre".
Dans un communiqué émis après la conférence de presse, le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les 252 travailleurs du Journal de Québec, a rappelé qu'en vertu du Code du travail, le ministre du Travail David Whissell avait déclaré le 12 décembre que dès que les deux parties en feraient la demande, il nommerait un arbitre pour régler la convention collective.
Les négociations entre Quebecor Media et les employés du journal, qui se déroulaient en présence d'un conciliateur depuis deux semaines, sont actuellement dans une impasse.
La réponse de la direction du Journal de Québec ne s'est pas fait attendre. Dans un communiqué transmis par CNW, à 18h08, elle faisait savoir qu'elle ne voulait pas régler ce différend à l'aide d'un arbitre. "Les pourparlers semblaient aller dans la bonne direction et les représentants du Journal de Québec ont l'intention de garder le contact avec le conciliateur au dossier et d'essayer de trouver une entente acceptable à tous. Cependant, il n'est pas question pour la direction du Journal de demander l'intervention d'un arbitre. Le marché des médias écrits est en profonde mutation et il revient aux deux parties et non pas à un arbitre de trouver des solutions qui permettront de s'adapter à cette nouvelle réalité et d'assurer la pérennité de l'entreprise."
Rejoint par La Presse Canadienne en fin d'après-midi, le porte-parole du Journal de Québec, Donald Charette, avait fait savoir que la direction ne ferait aucun commentaire.
En début de soirée, le porte-parole des syndiqués en conflit, Denis Bolduc, n'avait pas rappelé La Presse Canadienne pour commenter la décision du Journal de Québec.

© La Presse Canadienne, 2012