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Santé Canada révise présentement l'information sur l'innocuité du Botox
Olivier Caron
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Santé Canada révise présentement l'information sur l'innocuité du Botox
Le ministère fédéral de la Santé révise présentement l'information relative à l'innocuité du Botox, dont l'emploi est autorisé au Canada comme traitement destiné à effacer les rides et à des fins autres qu'esthétiques, dont le traitement de la spasticité, ou rigidité musculaire.

La révision de l'information sur la dissémination de la toxine botulique a débuté à la suite d'une analyse d'études européennes par des experts du ministère, a indiqué la porte-parole de Santé Canada Carole Saindon, par courriel, mardi.

Les Canadiens peuvent avoir l'assurance qu'après une revue approfondie, Santé Canada prendra des mesures, si nécessaire, ajoutait-elle.

Le sujet a fait les manchettes, la semaine dernière, quand un groupe de pression américain a écrit à l'Administration américaine des aliments et médicaments (FDA) pour lui demander d'obliger immédiatement les firmes Allergan et Solstice Neurosciences à transmettre une mise en garde aux médecins concernant toutes les préparations de toxine botulique (respectivement Botox et Myobloc).

"Cette lettre alerterait les médecins au sujet de problèmes graves, dont des hospitalisations et des décès, résultant de la dissémination de la toxine, à partir du site de l'injection, vers d'autres parties du corps", note le groupe de défense des droits des consommateurs Public Citizen.

La pétition du groupe incluait une longue analyse de centaines de cas de réactions indésirables, allant de modérées à graves, à des traitements au Botox. Ces réactions ont été signalées depuis la fin des années 1990 en Europe et aux États-Unis.

La société qui fabrique le Botox conteste les allégations selon lesquelles des complications survenues à la suite de traitements esthétiques au Botox ont entraîné un décès.

La pétition de Public Citizen ne fait pas mention du décès, en 2004, d'une femme qui avait reçu du Botox à des fins cosmétiques, mais la société Allergan a qualifié de "non fondées" des déclarations qu'elle attribue à un représentant de Public Citizen au sujet du décès.

Selon Allergan, la patiente est décédée des suites d'une pneumonie, et non d'un traitement cosmétique au Botox reçu sept semaines plus tôt.


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